Un aventurier hors pair éliminé trop tôt
Sportif accompli et camarade apprécié, Guillaume avait toutes les qualités pour remporter cette saison de « Koh-Lanta, les reliques du destin ». Pourtant, il a été éliminé à l'issue du conseil lors de l'épisode diffusé mardi soir sur TF1, après avoir reçu une majorité de votes contre lui. Contrairement à Paul, qui a quitté l'aventure suite à une épreuve éliminatoire, Guillaume a été victime de sa propre excellence.
Son principal tort aux yeux des autres candidats ? Être bien trop performant, au point de susciter la crainte. « C'est ce qu'ils disent, répond-il à 20 Minutes. Mais je n'allais pas me cacher. On dit souvent qu'il ne faut pas se montrer trop fort dès le début parce que ça peut apeurer les gens. Après, quand il y a des épreuves en équipe, on cherche juste à montrer le meilleur de soi-même. »
Un amoureux de la nature depuis l'enfance
Auto-entrepreneur en créations bois dans le Morbihan, âgé de 29 ans, Guillaume représentait une menace de taille dans le jeu. Particulièrement redoutable lors des épreuves d'endurance, il était aussi à l'aise sur terre que dans l'eau. « L'avantage que j'ai par rapport à d'autres personnes de l'aventure, c'est que j'ai toujours été dehors. Gamin, je faisais constamment du camping avec les scouts, des grosses randos, j'allais jouer dans l'eau, à la mer… J'avais déjà un environnement qui se rapprochait plus de l'île de Koh-Lanta qu'Ulrich, par exemple, qui a toujours vécu à Paris », explique le jeune homme originaire de Cherbourg, qui a suivi sa famille à l'étranger, notamment en Caroline du Sud, aux États-Unis.
Sa passion pour les activités en extérieur ne s'est pas arrêtée à l'enfance. Après avoir travaillé quatre ans à Paris dans le marketing stratégique, Guillaume a tout plaqué pour partir vivre en Bretagne, où il surfe, fait de la voile, de l'escalade… En parallèle de son travail dans le secteur du bois (il réalise notamment des structures en bambou pour des festivals), il se forme également pour devenir fusilier marin réserviste. « Je suis incapable de rester une journée dans un appartement ou une maison. Je m'en veux à moi-même et je me déteste en fin de journée si je ne suis pas sorti pendant au moins deux, trois heures », précise-t-il.
Le chouchou des téléspectateurs
Si Guillaume avait le profil parfait pour « Koh-Lanta », il s'est aussi avéré être un candidat irréprochable au quotidien : à l'écoute, bienveillant, fair-play, toujours de bonne humeur, prodiguant même un cours improvisé de yoga… « Le gendre idéal », comme l'ont surnommé affectueusement certains aventuriers. « Il est beau, il est intéressant, il est intelligent, il est grand, il est musclé, il sait tout faire ! Tout le monde l'aime, c'est dingue de faire l'unanimité comme ça. Il n'a pas de défauts ! », en rigolait Ulrich dans le premier épisode de la saison.
« Pour ce qui est de l'éducation, il faut remercier ma mère et mon père qui nous ont toujours appris, à mes frères et moi, à être cordiaux, polis, bienveillants… », répond avec amusement Guillaume. Il concède toutefois avoir quelques défauts : « Je suis très gourmand, je suis un mauvais communicant. Je ne suis jamais à l'heure… » Et un peu trop perfectionniste ?
Rien de très surprenant à ce qu'il devienne très vite la coqueluche des téléspectateurs. « C'est vrai que j'ai eu beaucoup de messages flatteurs sur les réseaux. Je suis content que les gens puissent s'identifier à moi et considèrent que je suis un bon aventurier. Mon objectif était d'être un pilier pour l'équipe et pouvoir partager des connaissances », souligne Guillaume.
Une petite notoriété pas seulement cantonnée aux réseaux sociaux. « On me reconnaît dans la rue, notamment dans les bars. C'est marrant parce que ça a été très évolutif. Les deux premières semaines, ce n'était que les grands-mères et les enfants qui me reconnaissaient. Ensuite c'étaient plutôt des gens de mon âge. Et maintenant, c'est un peu tout le monde », raconte-t-il.
Un dernier espoir pour Guillaume
Tout un public qui risque d'avoir le cœur brisé après l'épisode de son élimination… Guillaume, lui, garde la tête sur les épaules et relativise : « Je prends la vie un peu comme elle vient. J'ai tendance à dire souvent que si ça ne s'est pas passé, c'est que ça ne devait pas se passer ainsi. Cette aventure était belle, j'ai eu la chance de la vivre. On est 40.000 candidats par année. C'est très beau. »
Il reste toutefois un mince espoir pour les téléspectateurs : les reliques du destin. Si le futur éliminé trouve la poterie du duel de riposte, Guillaume sera d'office rappelé pour y participer et pourrait réintégrer l'aventure en remportant le défi. Le sort n'est pas encore complètement scellé pour lui.



