Hôpital de Grasse : une pie piégée sous un filet anti-pigeons depuis février
Grasse : une pie piégée sous un filet anti-pigeons

Une pie prisonnière sous un filet à l'hôpital de Grasse

Depuis plusieurs mois, une scène désolante se déroule au sein du centre hospitalier de Grasse. Une pie se cogne sans cesse contre un filet anti-pigeons installé au-dessus d’un patio végétalisé. L’oiseau, incapable de s’échapper, répète inlassablement ses tentatives de fuite, épuisé par cette situation.

Le filet avait été posé il y a huit mois pour empêcher les pigeons de fréquenter ce jardin intérieur. Mais dès le lendemain de l’installation, cinq pigeons et deux pies se sont retrouvés piégés. Si l’entreprise est intervenue rapidement pour libérer les premiers, le problème persiste pour les pies : elles parviennent à se faufiler par des interstices entre les murs et les attaches du filet, mais ne peuvent plus ressortir.

Des soigneurs mobilisés mais confrontés à des difficultés

Une amie des animaux, qui travaille à l’hôpital sans en être employée, a alerté sur la situation. « Je ne peux pas les laisser crever », confie-t-elle, sous couvert d’anonymat, craignant pour son emploi après avoir nourri les pies. Le centre de soin de la faune sauvage de Saint-Cézaire-sur-Siagne a été contacté. Sa présidente, Lucie Contet, explique : « Nous avons posé un piège avec de la nourriture, mais il ne fonctionne pas car la pie est nourrie par ailleurs. Il ne faut pas nourrir les oiseaux, cela en attire d’autres et les rend dépendants. »

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Il y a quelques semaines, une pie a pu être capturée et relâchée, mais un autre volatile, fragilisé, est mort pendant le transport. Le sort du dernier oiseau prisonnier reste incertain.

L’hôpital se dit mobilisé

Interrogé, le centre hospitalier de Grasse affirme être « particulièrement sensible au bien-être animal » et avoir pris contact avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). Plusieurs mesures ont été engagées : renforcement du filet, installation d’un dispositif de capture pour relâcher l’oiseau, et échanges avec le refuge de la faune sauvage pour trouver une solution pérenne. L’établissement déplore toutefois que de la nourriture continue d’être déposée, attirant les oiseaux dans cette zone.

L’amie des animaux, qui observe chaque jour sa protégée se cogner aux mailles, a même contacté la Fondation Bardot, sans succès. Elle espère que le filet sera rouvert et resserré pour libérer définitivement l’oiseau.

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