Hantavirus à Tristan da Cunha : l'unique Française témoigne de la prudence
Hantavirus : l'unique Française de Tristan da Cunha témoigne

L'archipel de Tristan da Cunha, perdu dans l'Atlantique Sud, compte un cas probable d'hantavirus après l'escale du navire MV Hondius en avril. Sur cette île de 220 habitants, le maître mot est devenu prudence, raconte Odile Cesari, l'unique habitante française vivant sur place.

Un cas probable à l'hôpital

Tout a commencé quand le navire de croisière, qui devait arriver le 15 avril, est arrivé en avance parce qu'un passager avait besoin de soins, se remémore cette scientifique originaire de Corse. Malheureusement, le temps d'arriver, l'homme est mort à bord du Hondius le 11 avril. Plusieurs passagers ont alors débarqué sur l'île. Parmi eux, un habitant de l'île, de nationalité britannique, a signalé des symptômes le 28 avril. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a classé comme cas probable en attendant les résultats des tests. C'est un Tristanais sexagénaire, désormais stable à l'hôpital, ajoute Odile Cesari. Sa femme et ses proches sont à l'isolement.

Inquiétude et vie quotidienne

L'inquiétude vient du fait que l'homme est malade depuis le 28 avril mais que les déclarations de l'OMS ont eu lieu le 2 mai. Pendant cette période, on ne savait pas que c'était potentiellement dangereux, donc l'isolement n'a pas été fait tout de suite, confie la jeune femme de 26 ans, opératrice de stations scientifiques pour la société Enviroearth. Malgré tout, la vie continue globalement comme avant. On essaye d'éviter l'hôpital si ce n'est pas nécessaire.

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Un endroit reculé sans tests

Isolé dans l'Atlantique Sud, Tristan da Cunha n'a pas d'aéroport mais un hôpital avec deux médecins, les seuls à des milliers de kilomètres à la ronde. Dimanche 10 mai, huit militaires britanniques dont deux soignants et trois tonnes de ravitaillement médical ont été parachutés pour éviter une pénurie de produits cruciaux comme l'oxygène. Autre bémol, plusieurs passagers et membres d'équipage ont animé des activités pour les enfants à l'école lors de leur passage. Ce virus est difficile à transmettre mais l'incubation est longue, explique Odile Cesari. Dans un endroit aussi reculé qu'ici, impossible de réaliser des tests pour y voir plus clair, malheureusement.

Au 13 mai, l'OMS a répertorié 11 cas signalés d'hantavirus, dont huit confirmés et trois décès.

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