Un an après son élection historique, le pape Léon XIV, premier pontife américain, s'est imposé comme une figure centrale sur la scène mondiale, mais aussi comme un adversaire déclaré de l'ancien président Donald Trump. Leur opposition, qui s'est cristallisée autour de questions de migration, de justice sociale et de politique étrangère, a marqué cette première année de pontificat.
Un pape venu des États-Unis
Élu en mai 2026, Léon XIV, né à Chicago, a rapidement démontré qu'il n'entendait pas se limiter à un rôle spirituel. Dès ses premiers discours, il a critiqué les politiques d'immigration restrictives de l'administration Trump, appelant à une approche plus humaine et accueillante. « La foi ne connaît pas de frontières », a-t-il déclaré lors d'une visite à la frontière mexicaine, où il a rencontré des migrants et des réfugiés.
Un conflit ouvert avec Trump
Donald Trump, qui avait soutenu d'autres candidats lors du conclave, n'a pas tardé à réagir. Sur son réseau social, il a qualifié le pape de « radical de gauche » et a accusé le Vatican de s'ingérer dans les affaires intérieures américaines. Les tensions ont culminé en septembre 2026, lorsque Léon XIV a refusé de rencontrer Trump lors de sa visite à Rome, invoquant un emploi du temps chargé. Les observateurs y ont vu un camouflet délibéré.
Une politique étrangère active
Sur la scène internationale, Léon XIV s'est positionné comme un médiateur dans les conflits, notamment en Ukraine et au Moyen-Orient. Il a plaidé pour un cessez-le-feu immédiat et a appelé à une solution diplomatique, ce qui l'a mis en porte-à-faux avec l'administration Trump, qui privilégie une approche plus militariste. Le pape a également rencontré le président chinois Xi Jinping, suscitant des critiques de la part des conservateurs américains.
Les défis internes du Vatican
Au sein de l'Église, Léon XIV a entrepris des réformes ambitieuses, notamment en matière de transparence financière et de lutte contre les abus sexuels. Il a nommé une commission d'enquête sur les scandales passés et a promis une tolérance zéro. Ces mesures ont été saluées par les progressistes, mais ont irrité certains cardinaux conservateurs, qui l'accusent de trop en faire.
Un an après : quel bilan ?
À l'occasion du premier anniversaire de son élection, les analystes dressent un bilan contrasté. Si Léon XIV a réussi à incarner un renouveau pour l'Église, son style direct et ses prises de position politiques lui ont valu de nombreuses inimitiés. Cependant, sa popularité reste élevée parmi les fidèles, notamment en Amérique latine et en Afrique. Reste à savoir s'il parviendra à maintenir cette dynamique face aux défis à venir.



