L’un des plus vieux serpents de mer des projets de transport devrait finalement être mis sur les rails. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, l’a affirmé, jeudi, après avoir signé à Toulouse un protocole d’accord en présence des élus des collectivités locales concernées : le projet de ligne à grande vitesse (LGV) du Sud-Ouest est « désormais irréversible ».
Un financement initial de 500 millions d'euros
« Son irréversibilité se traduit évidemment par des premières sommes d’argent, pratiquement 500 millions d’euros, qui seront débloquées pour permettre de lancer les procédures d’appel d’offres », a-t-il déclaré à propos de cette ligne qui doit relier Bordeaux à Toulouse, puis à Dax.
Une participation de l'État à hauteur de 40 %
La prise de parole du chef du gouvernement était très attendue par les élus locaux, qui répétaient ces derniers mois leur inquiétude face au risque d’un désengagement du gouvernement de cet important projet d’infrastructure.
La participation de l’État devait initialement s’élever à 40 % du budget, à la hauteur de la contribution des collectivités, l’Union européenne fournissant les 20 % supplémentaires. Une coquette somme. Malgré les obstacles rencontrés ces derniers mois par le gouvernement, Sébastien Lecornu a jugé « impensable » de « ne pas bouger » sur certains dossiers comme « les questions de transport ».
Il s’est donc engagé à aller jusqu’au bout du projet, aux côtés du ministre des Transports, Philippe Tabarot, de la ministre de l’Aménagement du territoire, Françoise Gatel, du ministre des Comptes publics, David Amiel, ainsi que du patron de la SNCF, l’un de ses prédécesseurs à Matignon, Jean Castex, qui avait à l’époque formalisé l’engagement de l’État vis-à-vis de cette LGV.



