L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé ce jeudi 7 mai 2026 cinq cas d'hantavirus, dont trois décès, parmi les passagers du navire de croisière MV Hondius. Trois autres personnes pourraient également être infectées, portant le total à huit cas suspects. L'infection avait été révélée au public le dimanche 3 mai.
Un bilan qui pourrait s'alourdir
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que davantage de cas pourraient être signalés, compte tenu de la période d'incubation du virus Andes, qui peut atteindre six semaines. Bien qu'aucun croisiériste ne présente plus de symptômes à bord, le délai d'incubation prolongé fait craindre de nouveaux bilans dans les semaines à venir.
Parmi les huit cas suspects figurent les deux Néerlandais et le Britannique décédés. Les autres passagers et membres d'équipage attendent de pouvoir débarquer aux Canaries.
Un cas identifié aux Pays-Bas
L'OMS a prévenu plusieurs pays, dont le Canada, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, la Suède, la Suisse, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis, que des ressortissants avaient débarqué à Sainte-Hélène. Mercredi, trois cas suspects à bord du navire ont été évacués au Cap-Vert pour être transférés aux Pays-Bas. Un cas d'infection à hantavirus a été confirmé jeudi par l'hôpital Radboud de Nimègue, après que l'Institut national néerlandais pour la santé publique et l'environnement (RIVM) a confirmé qu'un patient admis est atteint d'hantavirus.
Mesures de dépistage et de suivi
L'Argentine va envoyer 2 500 kits de dépistage dans des laboratoires de cinq pays. L'heure est désormais à l'identification, à terre, de toute personne infectée en lien avec le foyer d'hantavirus déclaré sur le MV Hondius. Selon l'OMS, plus personne à bord n'a de symptômes, mais les autorités sanitaires restent vigilantes face à la longue période d'incubation.
Les contacts très proches, notamment les personnes ayant partagé des cabines, sont considérés comme les plus à risque. Une enquête épidémiologique est en cours pour déterminer l'origine de la contamination.



