La famille Serroul de Manduel vend sa maison pour un tour du monde d’un an
Famille Serroul vend maison pour tour du monde d'un an

La famille Serroul, de Manduel (Gard), a réalisé un rêve audacieux : vendre sa maison pour entreprendre un tour du monde d’un an. Pierre, Julie, Louise (10 ans) et Victoire (7 ans) ont quitté leur commune vendredi dernier, direction le Zimbabwe et les chutes Victoria. Ce périple, baptisé 1_Revpour4, les mènera à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud, la Polynésie et l’Asie du Sud-Est.

Un projet né du rêve de Julie

Julie Serroul, infirmière libérale à Manduel depuis sept ans, portait ce projet de longue date. « C’était avant tout son rêve », confie son mari Pierre, ancien exploitant agricole à Bouillargues devenu cariste. Convaincu par les aléas de la vie, il a fini par adhérer : « Nous sommes encore trentenaires, nous allons vivre », a-t-il déclaré. Une phrase qui a scellé le départ.

La préparation du voyage a duré un an et demi, entre formalités administratives, vaccins, organisation scolaire pour les filles – scolarisées à Manduel – et logistique. Le financement a été assuré par la vente de leur maison, une décision lourde de conséquences. « Après avoir signé trois compromis, la vente n’a été résolue qu’après notre arrivée en Afrique », précise Pierre, soulignant le stress inhérent au projet.

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Un itinéraire construit en famille

Chaque membre a exprimé un souhait pour l’itinéraire. Victoire voulait voir les animaux de la savane, notamment les « big five » : la famille passera trois semaines en Namibie. Louise, elle, rêvait de récifs coralliens et de poissons multicolores : direction les Philippines. Pierre, passionné de football, a choisi l’Argentine. Quant à Julie, qui espérait admirer le Taj Mahal, elle se « contentera » de la Polynésie française, l’Inde ayant été écartée car « tout n’y est pas merveilles ». Au total, ils prévoient environ un pays par mois, soit douze destinations en un an.

Les enfants ont été associées dès le début. « Elles ont été d’emblée acquises à l’idée : c’est bien de faire le tour du monde ! », racontent les parents. « On est contentes de partir parce qu’on sait qu’on va revenir », ajoutent Louise et Victoire, impatientes de découvrir de nouveaux horizons.

Une aventure légère et organisée

Partir pour un an avec un simple sac à dos – même si Pierre avoue « ne pas pouvoir faire plus grand » – a imposé des choix drastiques. La famille a dû se préparer financièrement et psychologiquement, tout en gérant les contraintes professionnelles. Leur périple les mènera du Zimbabwe, en passant par la Namibie, l’Argentine, la Polynésie, les Philippines, et se terminera en Égypte. Un parcours qui les fera voyager sur quatre continents.

« Nous avons prévu un rythme d’un pays par mois, ce qui permet de vraiment découvrir chaque lieu sans précipitation », explique Julie. La famille tient un journal de bord et promet de partager régulièrement ses aventures.

Un retour transformé

Dans un an, les Serroul reviendront à Manduel, mais leur vie ne sera plus la même. « Chargée de tant de souvenirs, elle ne sera certainement pas celle d’avant », confie Pierre. Leur maison vendue, ils devront se reconstruire, mais l’expérience, selon eux, en vaut la peine.

Ce projet témoigne d’une audace rare et d’une organisation sans faille. Pour les parents comme pour les enfants, ce tour du monde est une leçon de vie, une parenthèse enchantée avant de reprendre le cours de leur existence.

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