Dimanche 9 août, un couple de retraités a découvert dans son jardin de La Gaillardie, à Saint-Rome-de-Tarn (Aveyron), un duo de carottes soudées l'une à l'autre, une curiosité qui a suscité de nombreuses interrogations.
Une récolte pas comme les autres
Les jardins de La Gaillardie, situés en aval du village, sont établis sur une vaste terrasse formée par l'écoulement des eaux du ruisseau Lévejac. Le sol, riche en calcaires, dolomies, marnes et argilites, offre des parcelles fertiles et bénéficie d'un arrosage gratuit. C'est dans ce cadre que le couple, venu ramasser les légumes, a trouvé ces deux carottes inhabituelles.
La surprise était telle qu'à l'heure du déjeuner, lors de la visite de leurs neveux, les questions ont fusé. Le tonton a avancé une explication imaginative : « Peut-être le coup de foudre de l'autre jour, elles ont eu peur… ou bien un soudain débordement d'affection… »
Des explications scientifiques
La tatie, plus pragmatique, a proposé une autre hypothèse : « Plutôt un sol trop compact, ou un caillou qui a bloqué la racine et l'a déformée. De toute façon, bon courage pour l'éplucher ! »
Ce phénomène, bien que rare, peut être provoqué par des obstacles dans le sol ou par une croissance anormale. Les jardiniers de La Gaillardie, habitués à des récoltes généreuses, ont pris cette découverte avec humour.
Une tradition de jardins fertiles
La Gaillardie est l'un des sites où les parcelles sont arrimées au travertin, une roche sédimentaire. Cette assise géologique, déposée au fil des siècles par les eaux du Lévejac, explique la fertilité des jardins, exploités depuis toujours. Les habitants en tirent des légumes de qualité, comme en témoigne cette anecdote.
Pour l'heure, le duo de carottes reste un mystère pour les uns, une curiosité pour les autres. Les retraités, eux, s'apprêtent à les éplucher, non sans difficulté, pour le prochain repas de famille.



