Le campement de sans-abri installé depuis la mi-juillet devant le siège du Samu social, dans le 13e arrondissement de Paris, a été évacué par les forces de l’ordre ce jeudi 13 août, peu avant 7 heures. À leur arrivée, une grande partie des 450 personnes, dont 150 enfants, avaient déjà quitté les lieux pendant la nuit pour éviter les contrôles policiers. Seule une centaine de personnes encore présentes, dont 25 mineurs non accompagnés, ont bénéficié d’une solution d’hébergement proposée par le Service intégré d’Accueil et d’Orientation (SIAO), la ville de Paris, des centres d’accueil et d’examen des situations administratives (CAES) ou des centres d’hébergement temporaire (SAS).
Un campement né de la grève des salariés du Samu social
Ce campement avait été mis en place en réponse à la grève des salariés du Samu social, lancée le 23 juin, pour dénoncer leurs conditions de travail et le manque de moyens. L’association Utopia 56, qui vient en aide aux personnes exilées, migrantes et sans-abri, a rejoint le mouvement le 15 juillet, en installant ce campement devant les portes de l’institution. L’évacuation de ce jeudi met fin à plus d’un mois d’occupation, mais laisse des centaines de personnes sans solution claire.
Des solutions d’hébergement limitées face aux besoins
Sur les 450 personnes installées sur le parvis, seules une centaine ont obtenu une place en hébergement. Les autres, notamment les familles avec enfants, se retrouvent sans solution immédiate. Les autorités ont mobilisé plusieurs dispositifs, mais le nombre de places reste insuffisant au regard de la demande. Les associations présentes sur place dénoncent une situation précaire qui persiste malgré l’évacuation.
Un contexte social tendu pour le Samu social
La grève des salariés du Samu social, qui a débuté le 23 juin, se poursuit. Les employés réclament de meilleures conditions de travail et des moyens supplémentaires pour faire face à l’afflux de personnes sans-abri. L’évacuation du campement ne résout pas les causes profondes de la crise, et les associations appellent à des solutions durables. La situation reste tendue, et les personnes évacuées risquent de se retrouver à nouveau dans la rue faute de places d’hébergement suffisantes.



