Députés approuvent un durcissement des sanctions contre rodéos sauvages et violences dans les stades
Députés approuvent sanctions renforcées contre rodéos et violences

Les députés ont approuvé, mercredi 24 juin 2026, un durcissement des sanctions visant les rodéos sauvages, les violences dans les stades et l'usage du protoxyde d'azote. Le texte, examiné en commission des lois, prévoit des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende pour les auteurs de rodéos motorisés. Ces infractions seront désormais punies de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour la simple participation, et de cinq ans et 75 000 euros en cas de circonstances aggravantes, comme la participation d'un mineur ou la mise en danger d'autrui.

Violences dans les stades : des sanctions alourdies

Le texte durcit également les peines pour les violences commises dans les enceintes sportives. Les auteurs d'intrusions sur le terrain ou de jets de projectiles risquent jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende, contre un an et 15 000 euros actuellement. Les bagarres entre supporters seront punies de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende si elles entraînent une interruption de la compétition.

Selon le rapporteur du texte, le député LREM Jean-Michel Fauvergue, « ces mesures sont nécessaires pour répondre à la recrudescence des violences dans les stades et aux rodéos sauvages qui mettent en danger la vie des citoyens ». Il a précisé que les forces de l'ordre pourront désormais confisquer les véhicules utilisés lors des rodéos, même s'ils ne sont pas la propriété du conducteur.

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Protoxyde d'azote : vente interdite aux mineurs

Le texte interdit également la vente de protoxyde d'azote aux mineurs et sanctionne l'usage détourné de ce gaz hilarant. Les contrevenants risquent une amende de 3 750 euros. Les députés ont également voté l'interdiction de la vente en libre-service dans les commerces, une mesure saluée par les associations de prévention.

La députée écologiste Sandrine Rousseau a déclaré : « C'est une avancée importante pour protéger les jeunes des dangers du protoxyde d'azote, qui peut provoquer des lésions neurologiques graves. »

Un consensus politique large

Le texte a été adopté avec une large majorité, de la droite à la gauche, même si certains élus ont regretté le manque de mesures préventives. Le député communiste Stéphane Peu a estimé que « la répression seule ne suffira pas, il faut aussi des politiques de prévention et d'éducation ». Le gouvernement s'est engagé à présenter un plan d'action d'ici la fin de l'année.

Le texte doit maintenant être examiné au Sénat avant une adoption définitive. Selon le calendrier parlementaire, le vote final pourrait intervenir avant la fin de la session d'été.

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