Restaurant du Cros-de-Cagnes: 4 500 signatures pour sauver L'Arrêt au Port
Cros-de-Cagnes: 4 500 signatures pour L'Arrêt au Port

Près de 4 500 signatures numériques ont été récoltées en quatre jours sur Change.org pour soutenir le restaurant L'Arrêt au Port, dont la concession au Cros-de-Cagnes n'a pas été renouvelée, laissant 14 employés dans l'incertitude.

Un soutien massif après des mois de silence

Depuis avril 2026, la concession métropolitaine du restaurant L'Arrêt au Port a pris fin, et son renouvellement se fait attendre. Malgré une commission réunie le 21 mai 2026, présidée par le maire (Nouvelle Énergie) de Saint-Laurent-du-Var Joseph Segura, en présence du maire (RN) de Cagnes-sur-Mer Bryan Masson, aucun gagnant n'a été désigné. Les gérants, Sylvie Jacouton et Grégory Croue, ont créé une pétition le 6 août 2026, après avoir appris que leur proposition n'avait pas été retenue.

En seulement quatre jours, plus de 4 500 signatures ont été collectées, un mouvement inédit depuis la destruction de la Gougouline en 2011. Les commentaires décrivent l'établissement comme un « coin de paradis, loin des endroits touristiques », servant des « produits frais, locaux et faits maison ». Les gérants demandent « juste de la transparence. Après dix ans de bons et loyaux service, on a besoin de savoir ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une décision contestée au profit d'un concurrent

Selon nos informations, la concession reviendrait au Poisson Bulle, une « paillote de plage » installée depuis deux ans de l'autre côté du port. En mai, le Poisson Bulle est arrivé premier sur huit concurrents, L'Arrêt au Port terminant en troisième position. Cependant, lors d'une première commission en février 2026, L'Arrêt au Port avait fini premier, et le Poisson Bulle était au pied du podium.

Les propositions de L'Arrêt au Port ont été dévaluées lors de la réévaluation, tandis que celles du Poisson Bulle ont été débarrassées des réserves émises précédemment. Un potager dans le Val de Cagnes avec embauche d'un maraîcher, jugé comme une plus-value pour le circuit court, est devenu « peu innovant ». En revanche, le plan d'investissement du concurrent, d'abord épinglé pour l'« acquisition d'une voiture » ou d'un « poste informatique », est considéré comme « correct » et « cohérent ».

Le gérant du Poisson Bulle dénonce une « campagne de dénigrement »

Contacté par téléphone, Jean-Christophe Romersi, le gérant du Poisson Bulle, assure n'avoir « aucune info concernant la décision, même si on entend des rumeurs ». Il déplore des critiques à l'encontre de son établissement depuis le lancement de la pétition. « Soutenir quelqu'un, ce n'est pas dénigrer l'autre », proteste-t-il, évoquant « une campagne de dénigrement ». Il affirme n'avoir « pas d'animosité envers les propriétaires [de l'Arrêt au Port] ».

Les gérants de L'Arrêt au Port, quant à eux, soulignent que « l'avenir de 14 employés et de leurs familles dépend de cette décision ». Ils ont reçu une confirmation orale de la Métropole, les laissant attendre jusqu'à fin septembre. La mairie n'a pas répondu aux sollicitations. La mobilisation, comparable à celle contre un projet immobilier avorté en 2023, souligne l'attachement des habitants à ce lieu emblématique, mais l'attribution reste réglementée par la loi, pas par le plébiscite populaire.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale