Dans les coulisses de Loulou Beignet : 70 kg de beignets par jour sur les plages
Coulisses de Loulou Beignet : 70 kg de beignets par jour

Chaque été, le cri « Loulouuu ! » résonne sur les plages du littoral montpelliérain. Thierry Martin, patron de Loulou Beignet, est une figure incontournable. Avec son chariot de 60 à 70 kg, il arpente le sable, vendant ses beignets à 3,50 € l'unité. Sa journée commence bien avant l’aube.

Une production matinale à Vendargues

Ce lundi 27 juillet, Thierry arrive au laboratoire de Vendargues dès 5 h du matin. La production est lancée par Ilaury, étudiant de 29 ans, qui prépare la pâte. Kilian, 20 ans, plonge les beignets dans la friture, tandis qu'Euriel, 19 ans, les garnit. Thierry supervise chaque étape. « Je ne peux pas m’absenter, je suis présent tous les matins », confie-t-il, un sourire aux lèvres.

La fabrication dure jusqu’à midi, puis les vendeurs chargent leurs stocks pour les plages. Thierry, lui, préfère le terrain. « Le labo, c’est bien, mais c’est souvent ennuyeux », admet-il.

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Sur le sable : entre vent et clients

Peu avant 15 h, Thierry est au poste de secours de l’Albatros. Sous 32 °C, il analyse le vent du nord-est. « Ce n’est pas bon. Il ne vient pas de la mer, donc les gens auront surtout soif », regrette-t-il. Il n’a qu’une centaine de beignets à écouler en trois heures.

Avec son chariot – le seul parmi les sept vendeurs –, il parcourt la plage en criant « Loulouuu ! ». Les habitués reconnaissent sa voix. Irène, un beignet à la main, témoigne : « Je le connais depuis des années. Les Loulou, c’est symbolique. » Son mari ajoute : « On vient en vacances juste pour ça. »

Plus qu’un vendeur : un animateur de plage

Thierry ne vend pas seulement des beignets : il crée un moment d’échange. Beaucoup s’arrêtent pour parler météo, famille ou température de l’eau, parfois sans rien acheter. « Tout le monde est de bonne humeur », se réjouit le Nancéien d’origine. « Le plus important, c’est d’être soi-même, de prendre du plaisir et d’échanger avec les clients. »

Baptiste, sauveteur en mer pour la deuxième saison, confirme : « Tous les jours, il arrive avec sa bonne humeur. » Même les goélands sont attirés : « Surtout, ne sortez pas votre beignet avant de le manger, sinon ils vont vous le piquer », prévient Thierry en riant.

Le pic d’affluence du goûter

Le moment le plus intense survient entre 16 h 15 et 17 h 15, pour le goûter. Une quinzaine de clients se pressent alors autour du chariot. Le chocolat représente près de 70 % des ventes. Les autres parfums incluent pomme, framboise, fraise, sucre et choco-banane.

À la fin de la journée, il ne reste souvent que des miettes… et beaucoup de sourires.

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