Canicule à Nice : des parents mobilisés pour le Brevet avec des ventilateurs
Canicule à Nice : parents mobilisés pour le Brevet avec ventilos

Ce lundi 29 juin 2026, à 7h30 devant le collège Henri-Matisse, dans le quartier de Cimiez à Nice, le thermomètre s'affole déjà. C'est jour de Brevet pour les élèves, et la canicule frappe fort. Devant la grille, on croise des révisions de dernière minute, des visages stressés, des élèves harassés par la chaleur, et... un tas de ventilateurs. « Le gouvernement ne fait rien, personne ne fait rien. Alors nous, on agit », martèle Noria Guendil, parent d'élève et membre de la FCPE 06.

Un élan solidaire pour des conditions d'examen dignes

Comme elle, des parents de la FCPE 06 se sont mobilisés et ont récupéré des appareils tous azimuts pour que « les enfants puissent passer les épreuves du Brevet un peu plus sereinement en cette période de canicule ». Des voitures s'arrêtent, déposent collégiens et ventilateurs. Flavien Tornatore fait fièrement rouler une climatisation portable sur le trottoir tout en glissant ses dernières consignes à sa fille : « N'oublie pas : l'énoncé, l'énoncé, l'énoncé ! »

« On nous avait promis que tout serait mis en place pour nos enfants, c'est le cas », constate le père de famille, échaudé par « les promesses qui ne sont pas tenues ». Selon lui, le premier jour du Brevet, vendredi, il faisait 35,9 degrés dans les salles. « Pour composer, c'est pas possible ! On a ramassé nos enfants à la petite cuillère. Rien n'a été anticipé », s'insurge-t-il.

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Des enfants en souffrance face à la chaleur

Un autre père de famille dénonce des conditions particulièrement difficiles pour les enfants ayant des besoins spécifiques ou en situation de vulnérabilité : « On a vu des gosses qui pleuraient, qui n'arrivaient pas à se relire ou à écrire ». Clémence et ses camarades, convocations à la main, confirment : « Au fond de la salle, c'était horrible, le soleil tapait sur les vitres, c'était quasi impossible de se concentrer ».

Face à l'urgence, les parents ont donc apporté leurs propres appareils : ici le ventilateur du salon, là celui d'un voisin, ou encore la climatisation portable d'une tante. « C'est un élan solidaire. On essaie de trouver des solutions positives. Il y a six matières aujourd'hui, il faut que nos enfants puissent composer dans des conditions dignes », explique un parent en sonnant au portail du collège.

La direction du collège accepte les appareils

Après un moment d'hésitation de la direction, les appareils sont acceptés. En à peine cinq minutes, la vingtaine d'appareils est acheminée vers les salles où se déroulent les épreuves. Flavien Tornatore souffle : « C'est pas l'idéal mais, au moins, ça rendra l'air un peu plus respirable le temps des épreuves… »

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