Arrêt des jeux physiques chez Sony : un boycott timide des joueurs
Boycott timide après l'arrêt des jeux physiques Sony

La décision de Sony d'arrêter la production de jeux vidéo sur support physique dans une cinquantaine de pays, dont la France, a provoqué une réaction mitigée parmi les amateurs. Les collectionneurs, attachés au format tangible, ont lancé un appel au boycott, mais celui-ci reste pour l'instant timide.

Une décision radicale de Sony

Le géant japonais a annoncé qu'à partir du 1er août 2024, il ne produira plus de jeux sur disque pour ses consoles PlayStation dans 50 pays. Cette mesure concerne notamment les marchés européens, asiatiques et américains. Seuls les pays où le marché du physique reste solide, comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni, seront épargnés. Selon Sony, cette décision s'explique par la baisse constante des ventes de jeux physiques, qui ne représentent plus que 10 % des achats totaux sur PlayStation.

La réaction des joueurs

À l'annonce de cette nouvelle, plusieurs communautés de joueurs ont exprimé leur mécontentement. Sur les réseaux sociaux, des appels au boycott ont émergé, notamment de la part de collectionneurs qui craignent de perdre l'accès à des jeux rares ou à des éditions limitées. « C'est une attaque contre notre passion, la préservation du jeu vidéo en tant qu'objet culturel », a déclaré un représentant de l'association de collectionneurs Retro-Gaming France. Cependant, le mouvement semble peiner à prendre de l'ampleur, la majorité des joueurs ayant déjà adopté le numérique.

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Un impact limité sur les ventes

Pour l'instant, le boycott ne semble pas avoir d'effet significatif sur les ventes de Sony. Les précommandes des prochains titres exclusifs, comme Marvel's Spider-Man 3, restent stables. Les analystes estiment que le passage au numérique est inévitable. « Sony anticipe une tendance de fond. Le physique devient marginal, même pour les collectionneurs », explique un analyste du cabinet NPD. La décision de Sony intervient dans un contexte où les coûts de production des disques augmentent, tandis que les marges sur le numérique sont plus élevées.

Les collectionneurs entre résignation et adaptation

Face à cette situation, les collectionneurs tentent de s'adapter. Certains se tournent vers les marchés de l'occasion ou importent des jeux depuis les pays où le physique persiste. D'autres envisagent de se tourner vers des consoles concurrentes comme la Nintendo Switch, qui maintient une offre physique importante. « Nous allons devoir changer nos habitudes, mais nous continuerons à défendre le format physique », conclut le représentant de Retro-Gaming France. Le boycott, bien que timide, témoigne d'une résistance face à la dématérialisation croissante de l'industrie vidéoludique.

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