Mobilisation à Alès contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat
À Alès, mobilisation contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat

Ce samedi 17 octobre, dès 8 heures du matin, une trentaine de personnes se sont rassemblées à Alès, dans le Gard, sur la rocade, en bordure du carrefour giratoire situé à la fin de la RN 106 à deux fois deux voies arrivant de Nîmes. Leur mobilisation, appelée à se dérouler dans toute la France, vise à dénoncer la vie chère, la hausse du prix des carburants et à défendre le pouvoir d'achat.

Des manifestants déterminés sur la rocade

Dans le calme, les manifestants ont pris position, et quelques coups de klaxons d'automobilistes témoignent de leur soutien. Parmi eux, Dominique, un Alésien de 58 ans portant un gilet jaune, patiente avec un camarade. En 2018 et 2019, il faisait déjà partie du mouvement des « Gilets jaunes ». « J'étais tout le temps sur le rond-point de la route de Bagnols, sur la rocade. C'était facile pour moi ; j'habite à côté », sourit-il. Mais son sourire s'efface lorsqu'il aborde ses revendications. « Je fais ça pour gagner du pouvoir d'achat », déclare-t-il. « Nous les petits, on a toujours été touchés. Non, assez, touchez les gros ! »

Des acteurs de l'Éducation nationale et des lycéens présents

À quelques mètres de là, Émeline et Marie (prénom d'emprunt, NDLR), toutes deux travaillant dans l'Éducation nationale, sont accompagnées de deux lycéens. Émeline a participé à quelques manifestations de Gilets jaunes il y a huit ans, à Rouen, lorsqu'elle était en congés là-bas ; la seconde non, car elle vivait alors à l'étranger. Émeline dénonce la situation sociale actuelle, en pensant particulièrement au mouvement des lycéens : « On veut montrer que, là, on part vraiment dans une direction totalitaire […] La répression prime sur les négociations. » Parlant aussi de « la paupérisation de la population », Marie évoque la mobilisation de ces derniers jours des jeunes : « Leurs revendications, je les entends depuis trente ans ! »

Lou, une lycéenne âgée de 16 ans, arbore un gilet jaune pour « porter de nouveau leur action ». Elle a fait le déplacement jusque sur la rocade d'Alès pour « poursuivre le mouvement lycéen », mais, poursuit-elle, « là, ça réunit tout le monde. Ces dernières semaines, il n'y avait que les jeunes ; là, il y a les "Gilets jaunes", les services publics, etc. »

Une action qui s'intensifie et une manifestation annoncée dans l'après-midi

À 9 h 30, sur ce carrefour giratoire de la rocade d'Alès, la mobilisation prend une autre tournure. Des manifestants empruntent les passages piétons au ralenti, créant ainsi un embouteillage. D'autres en profitent pour aller à la rencontre des automobilistes : ils leur exposent leurs revendications, échangent. Dans l'après-midi, une manifestation est annoncée dans le centre-ville d'Alès. Un rendez-vous est donné à 14 heures, devant la sous-préfecture, sur le boulevard Louis-Blanc.