Sylvain Lebrun et Vincent Guerisoli, amis et collègues, s'apprêtent à relever un défi sportif et solidaire hors du commun. En juillet prochain, ils traverseront les Alpes : le premier à pied, le second à vélo. Leur objectif ? Soutenir l'association Petits Princes, qui réalise les rêves d'enfants et d'adolescents gravement malades.
Un défi sportif de grande envergure
Habitué des ultra-trails, Sylvain Lebrun, 40 ans, originaire de Laudun-l'Ardoise, s'attaquera à la traversée des Alpes à pied, de Menton au lac Léman. Un parcours de 650 kilomètres avec 50 000 mètres de dénivelé positif. « À la base, pour les bons randonneurs, cela se fait en 41 étapes. Moi, j'aimerais bien la faire en quinze jours, avec 40 à 50 kilomètres par jour », confie-t-il.
De son côté, Vincent Guerisoli réalisera la traversée à vélo gravel, mais dans le sens inverse. Les deux hommes préparent ce projet depuis cinq ans. « On ne peut pas se lancer comme ça, il faut un niveau physique », explique Sylvain. Ils s'entraînent 15 à 20 heures par semaine, alternant endurance, dénivelé et musculation pour supporter le poids du sac.
Une aventure en totale autonomie
La traversée se fera en totale autonomie, avec nuits en bivouac ou en refuge. Le sac à dos de Sylvain pèsera 7 kilogrammes, un poids optimisé où chaque gramme compte. « Le plus gros sujet, c'est la nourriture. J'ai réfléchi pour prendre des aliments légers avec une forte densité calorique », précise-t-il. Il se réapprovisionnera dans les refuges et villages rencontrés sur le chemin.
Un but solidaire : réaliser des rêves d'enfants malades
Au-delà de l'exploit sportif, ce défi porte une dimension solidaire. Les deux amis ont mis en place une collecte en ligne au profit de l'association Petits Princes. « Chaque euro donné correspond à 10 mètres de dénivelé gravi », indique Sylvain. Ils ont déjà récolté 2 300 euros sur un objectif de 7 800 euros, de quoi financer cinq à six rêves d'enfants.
« À chaque montée, nous penserons aux rêves rendus possibles », écrivent-ils sur le site de la collecte. Cette cause les motive dans les moments difficiles : « Il y a des jours où on a moins envie de s'entraîner, mais on se rappelle la cause derrière et ça nous booste de se dire qu'on aura fait quelque chose qui a du sens », confie Sylvain.
Le départ est prévu fin juillet. Une aventure qui allie sport, dépassement de soi et solidarité, pour offrir un peu de magie aux enfants malades.



