Donald Trump a annoncé ce vendredi 31 juillet 2026 la conclusion d'un accord de désarmement avec le Hamas, mettant fin à des mois de négociations secrètes. Selon le président américain, le mouvement islamiste palestinien s'engage à remettre ses armes lourdes sous supervision internationale, en échange d'une levée progressive du blocus israélien et d'un plan d'aide humanitaire massif.
Un accord négocié en secret
Les pourparlers, menés par l'émissaire américain Steve Witkoff et le Qatar, ont abouti à un texte de 12 pages. Le Hamas a accepté de démanteler ses brigades armées et de transformer son aile militaire en force de police locale, sous contrôle d'une mission de l'ONU. « C'est un jour historique pour la paix au Moyen-Orient », a déclaré Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, ajoutant que « plus de 2 millions d'habitants de Gaza méritent une vie digne ».
Les termes du désarmement
Le plan prévoit la remise de 15 000 roquettes et missiles, ainsi que de 3 000 armes lourdes, dans un délai de six mois. Une force multinationale, comprenant des contingents égyptiens, jordaniens et européens, supervisera le processus. En retour, Israël devra autoriser l'entrée de 10 000 camions de marchandises par mois et financer la reconstruction des infrastructures détruites. Selon un rapport de l'ONU, 80 % des bâtiments de Gaza ont été endommagés ou détruits depuis 2023.
Réactions et perspectives
Israël a salué l'accord mais réclame des garanties supplémentaires. « Nous ne tolérerons aucune violation », a prévenu le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, dans un communiqué. Le Hamas, par la voix de son leader Ismaïl Haniyeh, a qualifié l'accord de « victoire pour le peuple palestinien ». L'Autorité palestinienne, basée à Ramallah, s'est dite « prudente » et demande à être associée aux négociations.
Sur le terrain, les habitants de Gaza ont accueilli l'annonce avec espoir mais méfiance. « Nous avons entendu tant de promesses, celle-ci doit être la bonne », confie Ahmed, un enseignant de 42 ans, joint par téléphone. L'accord doit être signé dans les prochains jours au Caire, sous l'égide de l'Égypte et du Qatar. Il s'agit du premier accord de désarmement du Hamas depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza en 2007.
Suivi et mise en œuvre
Une commission de suivi comprenant les États-Unis, l'Union européenne, l'ONU, la Ligue arabe et Israël se réunira chaque mois pour évaluer les progrès. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a salué une « avancée majeure » tout en rappelant les échecs passés. L'Union européenne a promis une aide de 500 millions d'euros pour la reconstruction, conditionnée au respect de l'accord.
Les experts restent prudents. « Le Hamas a déjà accepté des trêves par le passé, mais jamais un désarmement total. La clé sera le maintien des incitations économiques », analyse Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS. L'accord pourrait également avoir des répercussions régionales, notamment sur les relations entre l'Arabie saoudite et Israël.



