À l'occasion du Week-end historique d'Orsan, quelque 140 reconstitueurs font revivre plus de deux millénaires d'histoire, du gladiateur romain au zouave d'Algérie. Un voyage immersif au cœur des époques qui se tient jusqu'au dimanche 7 juin, autour du stade de la commune.
Un spectacle hors du temps
« En joue… feu ». En ligne, trois soldats du Premier empire, bicorne sur la tête, manient leur fusil selon les ordres de leur supérieur. Du coin de l'œil, Napoléon Bonaparte les observe, tout comme quelques gladiateurs installés non loin de ce stand de tir improvisé. Tel est le curieux spectacle que propose depuis samedi 6 juin, et jusqu'au dimanche 7 juin, le stade municipal d'Orsan qui accueille 140 reconstitueurs historiques de toutes les époques.
Mercenaires du Moyen-Âge, femmes de la Renaissance… « On retrouve aussi bien l'Antiquité, que le Moyen-Âge ou le Premier empire, et on va jusqu'à la guerre d'Algérie puisqu'on a une évocation du 4e régiment de zouaves qui assurait la sécurité à la casbah d'Alger », détaille Guy Marignane. Il est le président de l'association Les Week-ends historiques d'Orsan qui organise cet événement pour la cinquième année. À la différence que cette fois, l'événement se veut multi-époques et non plus centré uniquement sur les deux guerres mondiales.
Des passionnés puristes
Ainsi, des femmes aux robes soigneusement décorées de type Renaissance côtoient des soldats ayant participé au Débarquement ou encore des mercenaires du XIIIe siècle. Comme ceux de la compagnie montpelliéraine Mercès dont le campement est composé de plusieurs tentes, l'une dédiée à la médecine de l'époque, l'autre à la fabrication de maille, une autre encore à l'habillement… « On essaie de retranscrire le maximum de savoirs que l'on a de cette époque, de s'éloigner des préconçus qu'on a sur le Moyen Âge et qui continuent d'être véhiculés par le cinéma hollywoodien », souligne Sébastien, l'un des membres.
Et la reconstitution est poussée à son maximum puisque pendant tout le week-end, « on vit vraiment comme une compagnie de mercenaires du XIIIe siècle ». Pas le droit donc aux pommes de terre dans les assiettes. Pour Napoléon et ses troupes, « on mange surtout de la soupe, qui était faite à partir de ce qu'on trouvait sur le chemin du combat », indique Anthony Mesquita qui interprète Bonaparte. « On est des puristes, confirme Guy Marignane, en commandant du 11e régiment de cuirassiers. J'ai des collègues qui dorment dans la paille, et moi dans un lit Picot d'époque, de 1940 ».
Un programme riche et gratuit
Les Week-ends historiques, gratuits et ouverts à toute la famille, se poursuivent ce dimanche 7 juin. De nombreuses animations sont au programme : danses, conférence, combat de chevalier, escrime médiévale… De quoi faire un vrai bond dans le passé.



