À Libourne, un ancien théâtre-cabaret devient un espace de coworking hybride
Libourne : un théâtre-cabaret transformé en coworking

Un concept novateur au cœur de Libourne

Installé rue Montesquieu, dans un ancien théâtre-cabaret réhabilité, le Comptoir Charmeilles mêle coworking, événements culturels, ateliers et espace de vie. Un concept encore rare à Libourne, porté par la volonté de dynamiser le centre-ville et les échanges entre acteurs locaux.

À deux pas du centre-ville de Libourne, rue Montesquieu, un ancien théâtre-cabaret devenu quincaillerie reprend vie sous une forme inattendue. Depuis novembre 2025, la Maison Charmeilles – Le Comptoir y déploie un concept encore peu répandu dans la cité bastide : un espace hybride mêlant coworking, salles de réunion, événements culturels, ateliers et salon de thé. Derrière ce projet, Élodie Roger, entrepreneuse installée dans le Libournais depuis cinq ans, entend créer « un carrefour des professionnels » et participer à la transformation du centre-ville. Une aventure qu’elle a choisie de vivre avec Nouad Braure Aïchour.

Un lieu vivant aux multiples facettes

Dans les volumes de cet ancien bâtiment longtemps resté discret aux yeux des Libournais, les codes classiques du coworking ont été volontairement bousculés. Ici, pas d’ambiance aseptisée ni d’alignement de bureaux impersonnels. L’endroit mise plutôt sur une atmosphère chaleureuse, colorée et modulable. « L’idée, c’était de travailler autrement », résume la fondatrice, également chasseuse de têtes dans le secteur du numérique.

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Sur près de 280 m², le lieu accueille plusieurs usages. À l’étage, un open space de plus de 80 m², des salles de réunion et des bureaux fermés peuvent être loués à la journée ou à la demi-journée. Des entreprises locales y organisent déjà formations, réunions ou séminaires. Des indépendants viennent y télétravailler ponctuellement, tandis que certains réseaux professionnels y tiennent leurs rencontres.

Le projet s’inscrit dans la continuité d’une première expérience menée à Fronsac où Élodie Roger avait ouvert un espace de coliving destiné aux travailleurs indépendants et aux groupes en séminaire. À Libourne, l’ambition a changé d’échelle. « On voulait un lieu vivant, capable de créer des synergies entre entrepreneurs, associations, créateurs et habitants », explique-t-elle.

Un espace qui s'anime le week-end

Le week-end, le Comptoir change d’ailleurs de visage. Marchés de créateurs, ateliers d’aquarelle, conférences, rencontres bien-être ou événements culturels viennent animer les lieux. Une manière aussi, selon sa fondatrice, de participer à la redynamisation du quartier. « Le samedi et le dimanche, c’est parfois calme à Libourne. On voulait créer du mouvement », explique-t-elle. La programmation fait la part belle aux acteurs locaux, qu’il s’agisse d’artisans, de producteurs ou d’intervenants indépendants.

Au rez-de-chaussée, un salon de thé et une petite épicerie fine prolongent cette logique de circuit court. Le lieu met notamment en avant de jeunes marques locales et des traiteurs du territoire. « L’idée, c’est aussi de servir de vitrine à des activités qui démarrent », souligne Élodie Roger.

Un modèle à développer

Si le concept reste encore récent à Libourne, la fondatrice estime que le territoire entre dans une nouvelle phase de développement. Selon elle, la proximité avec Bordeaux, les prix de l’immobilier plus accessibles et l’arrivée progressive de nouveaux habitants favorisent l’émergence de ce type de lieux. « De plus en plus de cadres viennent s’installer ici », observe-t-elle, convaincue que le Libournais attire désormais des profils en quête d’une autre qualité de vie.

Cinq mois après l’ouverture, la fréquentation semble lui donner raison. Le lieu revendique déjà plusieurs centaines de visiteurs mensuels entre coworking, événements et consommation sur place. De quoi conforter l’idée d’un modèle que sa fondatrice imagine déjà développer dans d’autres villes moyennes. Sans chercher à reproduire les grands espaces de coworking métropolitains, Maison Charmeilles veut surtout proposer une autre manière de travailler et de faire réseau : plus locale, plus souple et plus humaine.

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