Première « rage room » en Lot-et-Garonne ouvre à Marmande fin juin
Première « rage room » dans le Lot-et-Garonne à Marmande

Ce sera la première salle de casse du genre à ouvrir dans le Lot-et-Garonne, fin juin. Ce n’est pas le casse du siècle, mais le concept est en tout cas exclusif dans le département. Guillemin Huet et Miriam Sampaio s’apprêtent à ouvrir la première « rage room » à Marmande, le 27 juin.

Un concept venu de l’Aveyron

Après deux ans à avoir exploité Berserker (en hommage aux guerriers vikings), leur complexe de lancers de haches et autres amusements dans l’Aveyron, à Villefranche-de-Rouergue, le couple a tout plaqué pour déménager dans la Cité de la tomate. Un changement d’horizon pour « raisons personnelles ». « Comme Miriam a de la famille dans le coin, nous sommes venus promener nos pistes de haches dans des conventions de tatouage à Marmande et à Villeneuve-sur-Lot, et nous avons rencontré beaucoup de personnes intéressées par notre proposition », fait savoir Guillemin.

Une reconversion professionnelle

Lui a longtemps œuvré dans le secteur du bâtiment, avant d’entamer cette reconversion dans le commerce et le secteur des loisirs. « J’ai croisé beaucoup d’anciens du BTP dont la santé a été flinguée, alors je me suis dit pourquoi ne pas jongler entre mon métier de peintre et les salles d’amusement », raconte encore le futur gérant. Ils sont sur place en ce mois de mai pour effectuer les travaux dans le local qu’ils ont trouvé avenue François-Mitterrand pour démarrer leur nouvelle vie. Il y aura aussi des pistes extérieures de lancers de haches.

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Berserker : 30 minutes pour se défouler

« Nous devions d’abord nous installer dans un ancien garage plus près du centre-ville, mais nous manquions de places de stationnement là-bas, donc nous avons changé notre fusil d’épaule pour cet emplacement », poursuit le couple. Cet emplacement, c’est un espace de 300 m2 vide depuis plusieurs années, à l’arrière d’un centre de réparation de pare-brise, repéré à l’aide du manager de commerce.

Il faut avoir de la suite dans les idées pour se figurer que, derrière le rideau de fer, se succéderont 5 salles avec chacune sa spécificité. Une sera dédiée au karaoké, la seconde au lancer de haches, avec une piste de lancer de 10 mètres de long, la troisième au « carnage peinture », que l’on a déjà vu à Agen, où chacun pourra utiliser pinceaux, pistolets, ou éponges, mais sur toile et non sur ses camarades.

Des salles de casse pour adultes et enfants

Voilà pour des propositions déjà accessibles dans le département. La nouveauté vient des deux dernières : des salles de casse ou destruction, appelées « rage rooms ». L’une sera consacrée aux adultes, l’autre aux enfants. Le principe ? « Meubles, fours, vaisselles, ordinateurs, imprimantes… Il faudra tout casser en trente minutes », précise Guillemin Huet, selon qui, on en ressort transpirant.

Et pour alimenter ses salles de casse (et non de classe), le couple récupère les stocks des commerçants ou particuliers. « En gros, on est au milieu des gens et de la déchetterie », sourit le duo. Les 4-16 ans seront plutôt invités à jeter des pièces en mousse puis, au fur et à mesure de l’âge, des objets plus imposants.

Ouverture prévue tout l’été

Dans un premier temps, cet été, les gérants, qui ont profité d’un loyer à prix modéré pour leurs débuts, comptent ouvrir les salles toute la journée, puis à la saison basse, en soirée. Plébiscitées ces dernières années, on s’imagine que les participants s’y rendent pour décompresser. « Avant, oui, mais maintenant, c’est plus synonyme d’amusement, pour des couples, notamment, qui sont nombreux », avance le trentenaire. Tant qu’ils ne se les jettent pas dessus…

Renseignements : www.berserkerhacherage.fr

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