Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a annoncé ce jeudi 18 juin le maintien de la fresque géante en hommage à la jeune Lyhanna, boulevard Diderot. Face à l’émotion locale, l’élu va régulariser cette œuvre de street-art dédiée à la protection de l’enfance, qu’il prévoyait initialement d’effacer.
Un revirement sous la pression populaire
Sa décision d’effacer l’œuvre avait choqué. Le maire de Besançon (Doubs), Ludovic Fagaut, a finalement fait volte-face ce jeudi 18 juin, et acté le maintien de la fresque géante en hommage à la jeune Lyhanna. « Je souhaite que cette fresque soit conservée », a annoncé l’édile dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dans la matinée.
L’élu LR admet que « la fresque réalisée par Nacle, boulevard Diderot, nous touche tous. Son message est fort, sa qualité artistique évidente. En écho à la protection de l’enfance, elle dit quelque chose d’essentiel et elle le dit avec un vrai talent ».
Un message fort pour la protection de l’enfance
Ce graffiti, expliquait l’artiste, doit interpeller les passants sur la protection de l’enfance, alors que l’affaire Lyhanna bouleverse la France. « Le seul message que je veux envoyer est de mettre des enfants aux côtés de la justice […] je ne suis pas là pour imposer un dogme ou une idéologie, je suis juste là pour interpeller les gens et les faire réagir à travers leurs émotions ».
De l’effacement à la régularisation
Ludovic Fagaut avait d’abord annoncé vouloir effacer l’œuvre peinte sans autorisation préalable et sur un mur qui n’est pas un espace d’expression libre dédié au street-art. « On ne peut pas tolérer que des artistes […] puissent utiliser des murs qui ne sont pas destinés à ces effets-là », s’était-il justifié.
Cette décision avait plongé Nacle dans une « incompréhension totale » : « Il y a des tags et des graffitis sur des murs dans la rue, qui dérangent plus les gens que ça », avait-il soufflé à la radio locale.
Sous la pression des habitants, qui ont chaleureusement accueilli l’œuvre, le maire a néanmoins changé de ton. « Je régulariserai cette fresque afin de la maintenir et je proposerai à l’artiste une convention d’entretien afin d’assurer sa pérennité », assure-t-il.
Un projet pédagogique en perspective
La Ville souhaite désormais intégrer l’œuvre dans un projet pédagogique avec les écoles et a annoncé l’ouverture d’un débat local sur la place des arts graphiques dans l’espace public.



