Dans un éditorial incisif, Libération s'attaque à la décision du gouvernement de durcir la répression des free-partys, qualifiant cette mesure de « largement électoraliste ». Selon le quotidien, cette politique, annoncée par le ministre de l'Intérieur, vise avant tout à capter un électorat conservateur à l'approche des échéances électorales, plutôt qu'à apporter une réponse efficace aux nuisances sonores et aux débordements.
Une mesure de communication politique
L'éditorial souligne que le gouvernement, en ciblant les free-partys, cherche à apparaître ferme sur les questions de sécurité et d'ordre public. Il s'agit d'une opération de communication, destinée à rassurer les habitants des zones rurales souvent perturbées par ces rassemblements festifs. Cependant, Libération estime que cette approche est disproportionnée et qu'elle ignore les causes profondes du phénomène, notamment le manque d'espaces dédiés à la culture électronique.
Un problème de fond ignoré
Le journal rappelle que les free-partys sont souvent organisés par des collectifs militants, revendiquant un mode de vie alternatif et une liberté d'expression culturelle. En criminalisant ces événements, le gouvernement risque de stigmatiser toute une communauté et de pousser ces rassemblements vers une clandestinité plus dangereuse. Libération appelle à une réflexion plus nuancée, qui prenne en compte les dimensions sociales et culturelles du phénomène.
Une réponse inadaptée aux attentes
L'éditorial conclut que la répression des free-partys est une réponse inadaptée aux attentes des citoyens. Au lieu de diviser, le gouvernement devrait favoriser le dialogue entre les organisateurs, les riverains et les autorités locales. Cette mesure électoraliste, selon Libération, ne résoudra pas les problèmes de nuisances sonores et de sécurité, mais risque au contraire d'exacerber les tensions.



