Un défilé intergénérationnel à l'Ehpad de La Réole
Un défilé intergénérationnel a eu lieu vendredi 24 avril à l'Ehpad de La Réole. Ce moment festif et décalé a mis en lumière les liens entre les générations, offrant sourires et joie aux résidents.
Max Grossin, 90 ans, ancien gendarme, a défilé avec une jupe à l'élastique, une perruque jaune et des lunettes dorées en forme d'étoile. Accompagné d'un enfant, il a remonté le tapis rouge avec espièglerie. L'événement a réuni des enfants de maternelle de l'école Rosa-Bonheur, des résidents de l'Ehpad de La Réole et de Monségur, ainsi que des personnes du foyer d'accueil médicalisé et du Centre pour enfants et adolescents polyhandicapés.
Manon Lhéritier, cadre supérieure de santé, a souligné l'importance de cette initiative : « Ça sort nos résidents de l’isolement, ils adorent ça. Ça apporte une dynamique incroyable dans l’Ehpad. » Max Grossin et son compère Simon Roudeau, 76 ans, ont participé avec enthousiasme. « C’est très amusant », a déclaré Max.
Certains résidents, plus timides au départ, ont fini par apprécier l'expérience. Rouhra Selli, cadre de santé, a noté : « Il y a des sourires, du plaisir de partager avec les enfants pour des gens qui n’avaient pas forcément envie de défiler. » La présence des enfants a aidé à désinhiber les résidents. Magali Lauriou, animatrice, a expliqué : « Nos vieux aiment les enfants. Quand il y en a, ce sont leurs activités préférées. »
Rubis, 6 ans, a confié : « J’aime bien défiler avec les papis et mamies. » Sa maîtresse, Julie Barbe, a ajouté : « Ça leur fait du bien de voir des personnes d’un autre âge. » Cette relation s'est construite tout au long de l'année, avec des ateliers d'écriture et créatifs.
L'enseignante espère « planter la graine pour le citoyen de demain ». Les deux générations ont partagé un goûter de cannelés, financé par le budget des services civiques Nathan Joly et Maïwenn Jonnic, lauréats d'un appel à projets national. Clarisse Giraud, animatrice, a conclu : « Ça permet la sociabilisation, la lutte contre l’isolement, de s’ouvrir à l’extérieur et d’amener l’extérieur à nous. C’est quelque chose qu’on refera. »



