Monique Lyon, ambassadrice des traditions provençales, s'est éteinte à Hyères
Décès de Monique Lyon, défenseure des traditions provençales

Monique Lyon, figure emblématique de la préservation des traditions provençales sur la presqu'île de Giens à Hyères, s'est éteinte ce samedi 25 juillet 2026 à l'âge de 90 ans. Membre fondatrice de l'association l'Arbanenco, qu'elle a contribué à créer il y a près de 50 ans avec notamment Christian Ottaviani, cette ancienne enseignante et directrice de l'école de l'hôpital Renée Sabran laisse un vide immense parmi ceux qui l'ont côtoyée.

Une vie dédiée à la Provence

Native de Giens, Monique Lyon a consacré sa vie à défendre la langue de Mistral avec amour et conviction. Avec sa sœur Suzon, elle partageait cette passion communicative. Randonneuse infatigable, elle donnait régulièrement des cours de provençal à la maison des associations de Giens. « Elle enchaînait en allant participer aux répétitions de la chorale Brise Marine », raconte sa sœur Suzon. Son engagement ne se limitait pas à la langue : elle était également bénévole active dans l'association Giens 1900, où elle participait aux défilés et aux démonstrations de vieux métiers.

Une dernière fête empreinte de ferveur

Trois jours avant sa brutale disparition, le mercredi 22 juillet, Monique Lyon avait participé avec ferveur à la fête de Sainte-Madeleine en l'église Saint-Louis. « On ne danse plus mais on chante toujours », avait-elle confié dans un sourire. Rèino Oberti, Mestresso d'Obro du Félibrige et présidente de l'Escolo Lis Isclo d'or, témoigne émue : « Nous avions défilé côte à côte. Nous nous donnions le bras au retour… Dans l'église, nous nous tenions la main, unies par une même passion pour la Provence… »

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Un héritage authentique

Pour Monique Lyon, la transmission des traditions devait être authentique, jamais folklorique. « Nous ne sommes pas dans le folklore », prévenait-elle à chaque présentation d'événement. Elle veillait à ce que chaque manifestation soit festive, rassembleuse et surtout sincère. Caramentran, le défilé des santons dans les rues de Giens le 24 décembre, était l'un de ses moments préférés. « Elle était rigoureuse, d'autant plus lorsqu'il s'agissait de porter le costume provençal de 1850 », se souvient avec tendresse Jeannie Ottaviani, secrétaire de l'Arbanenco.

Un engagement associatif éclectique

Au-delà de l'Arbanenco, Monique Lyon était très investie dans la vie locale. Membre du comité d'intérêt local de Giens, elle œuvrait pour améliorer le cadre de vie de son village. « Elle était très éclectique dans ses activités », souligne sa sœur Suzon. « La Provence, c'était son univers », ajoute-t-elle, résumant une vie entièrement dédiée à partager, transmettre et laisser une empreinte indélébile des traditions provençales. Discrète et toujours attentive aux autres, « elle ne cherchait jamais à se mettre en avant », lui rend hommage Suzon.

Un dernier hommage attendu

Nombreux seront ceux et celles qui, ce vendredi à 10 heures en l'église de Giens, tiendront à lui rendre un dernier hommage. À ses enfants, petits-enfants, proches et amis, Var-matin adresse ses sincères condoléances. Monique Lyon restera dans les mémoires comme l'ambassadrice infatigable de la Provence, celle qui, par son amour et sa rigueur, a permis à tout un pan de la culture provençale de perdurer.

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