Alma Serena : la ganaderia landaise poursuit son rêve
Alma Serena : la ganaderia landaise poursuit son rêve

Un chemin montant, des pâturages de part et d'autre, une sculpture en fer forgé symbolisant l'emblème du lieu, un lot de jeunes toros dans une autre parcelle. Sans oublier un soleil au firmament en ce mois d'avril. Nous ne sommes pas au cœur de l'Andalousie mais à quelques encablures de Mont-de-Marsan. Plus précisément à Aurice, sur les terres de la ganaderia Alma Serena.

Elle concrétise la passion commune des deux frères Pierre et Philippe Bats. Près de trois décennies après cette création, ce dernier a repris le flambeau de cet élevage à la devise vert et noir, après le décès de son frère Pierre en 2019. « On a eu cette idée avec mon frère. On a acheté quelques vaches au départ, raconte Philippe. Puis, quand on met un pied dedans, c'est fini. C'est un peu compliqué de tout arrêter, on a toujours envie de faire mieux, d'améliorer et de trouver des croisements. »

Un troupeau de près de 200 têtes

Aujourd'hui, le troupeau se compose de près de 200 têtes, réparties sur plusieurs parcelles. À proximité de la plazita et des corrales, les mâles ont leur place. « Ceux-ci ont quelques mois. Là, ce sont des mâles de 2 ans », explique le maître des lieux. Chaque année, ce sont près de 25 erales qui sont dédiés aux spectacles taurins sans picador.

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Le rêve d'une novillada piquée

Cette année, ce fer a été vu à Mugron et le sera à Hagetmau, à Rion-des-Landes ou encore à Roquefort. « Nous avons de la chance qu'il y a toujours des novilladas sans picador dans les Landes, poursuit le ganadero. Ça nous aide pour voir, aussi, si nos mariages de semental avec des vaches sont de bons choix ou pas. » L'histoire a déjà porté ses fruits. Notamment à Gamarde-les-Bains le 11 juin 2022 avec Pedroso, le seul exemplaire d'Alma Serena indulté à ce jour.

Toujours habité « par cette passion », Philippe Bats poursuit l'aventure, aujourd'hui, avec ses enfants Maxime et Juliette. « C'était mon frère qui était l'âme de cette ganaderia », enchaîne-t-il, bien déterminé à poursuivre la route menant à un rêve. Celui qu'il partageait avec son frère « à la retraite, d'avoir une novillada piquée ». « J'y travaille, mais ça va prendre plus de temps. En tout cas, on fait tout pour y arriver. »

Une association pour mettre en valeur la ganaderia

Pour accompagner cette aventure, la ganaderia peut compter sur le soutien d'une association éponyme lancée par des amis et sympathisants depuis quelques semaines. Elle est présidée par Mathieu Darregert. « Nous avions à cœur de trouver la bonne formule pour l'aider. Nous souhaitons prêter main-forte pour l'entretien du site, la soutenir financièrement ou encore la mettre en lumière », explique le responsable associatif.

Un moyen, aussi, d'organiser plus d'événements autour de ces terres toristes à Aurice, « pour s'immiscer dans le fruit de vingt-cinq ans de passion, d'observation et d'un engagement constant ». De ce fait, l'association Alma Serena Afición y Campo propose des journées entreprises et de découvertes faites de visites ou encore des tientas, un moyen « de mettre en lumière le toro bravo au campo ». Des événements aux connotations plus festives seront également organisés dans ce cadre presque dépaysant.

Informations complémentaires au 06 40 51 12 55 ou alamserena40@gmail.com

Une tienta avec Yon Lamothe

Le 9 mai, l'association organise la première fête de la ganaderia Alma Serena. Une journée qui débutera à 9 heures avec une visite des lieux et une tienta à laquelle participera le matador landais Yon Lamothe. Un instant de convivialité également animé par Flama Kaly sans oublier les danseuses sévillanes.

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