Le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la Métropole de Montpellier, document stratégique fixant les grandes orientations urbanistiques pour les dix prochaines années, traverse une zone de turbulences. À moins de deux mois de son adoption prévue en conseil de Métropole le 16 juillet, les réserves émises par les commissaires enquêteurs inquiètent les élus.
Un rapport sévère et de nombreuses réserves
Le rapport rendu par les douze commissaires enquêteurs est jugé sévère. Il comporte encore de très nombreuses réserves, ainsi que pas moins de 50 recommandations. Plus préoccupant encore, quatre OAP (orientations d’aménagement et de programmation), portant sur des projets précis dans des communes, pourraient sonner le glas de l’adoption du document.
Une levée des réserves impérative
Pour que le PLUi puisse être validé, toutes ces réserves devront impérativement être levées dans les semaines à venir. Un travail considérable attend donc les services métropolitains, sous pression du calendrier. C’est dans ce contexte tendu qu’a eu lieu, mardi 20 mai, le bureau des maires de la Métropole, présidé par Michaël Delafosse. Les échanges ont été marqués par l’inquiétude et un certain agacement.
« Il y a eu, en effet, l’annonce de réserves concernant certaines communes. Il faudra y répondre au cas par cas. Il faut rappeler qu’un document aussi important est forcément complexe », souligne Jean-Pierre Rico, maire de Pérols, dont la commune ne serait pas concernée par les remarques.
Plus inhabituel, le maire de Clapiers, Éric Penso, habituellement mesuré dans ses interventions, a exprimé une certaine frustration : « Je n’ai pas compris pourquoi l’identité des quatre communes concernées par les principales réserves n’a pas été révélée. Il ne s’agissait pas de stigmatiser, mais de trouver des solutions collectivement. On nous a répondu que tout était confidentiel. »
Une communication verrouillée… pour l’instant
Cette confidentialité devrait être levée le vendredi 23 mai, avec la diffusion du rapport complet aux élus. Ils découvriront alors précisément la nature des critiques et les points de blocage à résoudre dans un délai très court. En attendant, la Métropole reste contrainte au silence, au risque de contrevenir aux règles strictes qui régissent cette phase du processus.
Malgré cela, une source proche du dossier se veut rassurante : « Les services sont déjà mobilisés pour répondre aux réserves. Le PLUi n’est absolument pas menacé. » Reste que le compte à rebours est lancé. Et le temps presse pour faire aboutir ce document majeur avant son adoption prévue le 16 juillet prochain.



