Haro sur les pistes cyclables : ces nouveaux maires qui font revenir les voitures
Pistes cyclables : le retour en force des voitures en ville

Depuis les élections municipales de 2020, plusieurs maires fraîchement élus ont décidé de faire marche arrière concernant les aménagements cyclables mis en place pendant la crise sanitaire. À travers la France, des pistes cyclables temporaires, créées pour favoriser les déplacements à vélo et limiter la propagation du Covid-19, sont supprimées ou modifiées pour redonner de la place aux voitures.

Un phénomène qui prend de l'ampleur

À Paris, la nouvelle majorité municipale a annoncé la suppression de certaines pistes cyclables provisoires, notamment sur les voies sur berge. Mais le phénomène ne se limite pas à la capitale. À Lille, la maire écologiste Martine Aubry a choisi de maintenir la plupart des aménagements, mais ailleurs, comme à Perpignan ou à Nice, les élus conservateurs ont fait du retour de la voiture une priorité.

Des décisions contestées

Ces décisions sont vivement critiquées par les associations de cyclistes et les défenseurs de l'environnement. Selon eux, la suppression des pistes cyclables va à l'encontre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de lutte contre la pollution atmosphérique. De plus, ils soulignent que les aménagements cyclables ont permis une augmentation significative de la pratique du vélo dans les villes.

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En revanche, les maires concernés justifient leurs choix par la nécessité de fluidifier le trafic automobile et de répondre aux attentes des commerçants et des automobilistes. Ils estiment que les pistes cyclables temporaires ont été installées sans concertation suffisante et qu'elles ont créé des embouteillages.

Un enjeu politique fort

Ce débat dépasse la simple question de la mobilité. Il est devenu un enjeu politique majeur, opposant une vision écologiste de la ville à une approche plus traditionnelle centrée sur la voiture. Les prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2022, pourraient voir ce thème prendre une place importante dans les programmes des candidats.

En attendant, les cyclistes et les associations continuent de se mobiliser pour défendre les aménagements existants et en réclamer de nouveaux. Ils espèrent que le gouvernement prendra des mesures pour protéger les pistes cyclables et encourager la mobilité douce.

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