Parc urbain Jacques-Chirac à Nîmes : les riverains enthousiastes mais vigilants
Les travaux d'aménagement du futur parc urbain Jacques-Chirac se poursuivent à Nîmes. En amont de la visite de chantier prévue fin juin par la Ville pour les riverains et les comités de quartier de Beausoleil et des Marronniers, l'équipe de ce dernier a organisé une réunion dans une salle du centre Pierre-Gamel archicomble.
Marie Ozil, la présidente du comité, précise : "Nous avons abordé les aménagements du parc Pichon et la requalification de la rue des Quatrefages. Les riverains sont enthousiastes à l'idée de voir enfin ce parc s'ouvrir pour tous les Nîmois, mais restent vigilants sur certains aspects."
Des inquiétudes sur l'abattage d'arbres et la sécurité
Les habitants ont notamment exprimé leur préoccupation concernant "un abattage de trop nombreux arbres". Ce moment a aussi été l'occasion de partager des inquiétudes sur la sécurité, avec des questions sur le type de grilles pour clôturer le parc, et sur la tranquillité : "L'aménagement doit être pensé de sorte à préserver la quiétude des riverains, en particulier l'intimité des habitations jouxtant le parc avec des cheminements éloignés, des murs végétaux."
Stationnement et mobilités : des interrogations
Côté mobilité, les interrogations demeurent au sujet du stationnement. L'abandon du parking sud "ne semble pas opportun" selon les riverains. "Compte tenu de la proximité du Bois des Noyers, nous avons constaté et signalé un stationnement anarchique sur les trottoirs", poursuit Marie Ozil. Quant aux transports en commun, la ligne 7 gagnerait à être améliorée avec "plus de passages, des véhicules électriques et plus petits". La difficulté d'accès à monter et descendre du bus à certains arrêts est signalée, tout comme l'absence d'abribus ou de bancs de repos.
Autre question soulevée : "La liaison du parc Pichon avec le Bois des Noyers, qui aurait tout son sens, va-t-elle être envisagée rapidement ?"
Le nom du parc divise toujours
La dénomination du parc a une nouvelle fois été abordée. Le nom de Jacques-Chirac ne fait pas l'unanimité. "La proposition d'appeler ce parc Ernest Pichon a été faite et rappelée à notre assemblée générale", indique la présidente. "Rappelons les nombreuses déclarations de Vincent Bouget en réunions du comité, conseil municipal. Aujourd'hui maire de Nîmes, une prise en considération semble se faire jour. Les riverains et le comité estiment que le nom de l'ancien président de la république peut trouver sa place ailleurs."
Rue des Quatrefages : le rêve d'une rue apaisée
Dans la foulée de l'aménagement du parc urbain, la rue des Quatrefages, artère à forte circulation qui le longe et qui permettra d'y entrer via trois accès, doit être requalifiée. Les habitants ont profité de cette réunion pour rappeler leurs souhaits : "Elle doit devenir une rue apaisée, accessible et embellie, conciliant les besoins des riverains, les mobilités du quotidien. Elle va devenir une rue phare avec le parc Pichon qui va attirer de nombreux Nîmois. Cette cohabitation doit se faire dans l'harmonie et la convivialité en évitant tous les sujets de conflits."
Des demandes concrètes pour la rue
Les résidents appellent de leurs vœux la sécurisation des déplacements piétons et cyclistes avec "une accessibilité absolue pour les PMR, enfants, poussettes et séniors, avec de vrais trottoirs et plus aucun stationnement de véhicules sur trottoir", une bande cyclable simple ou voie protégée pour les vélos, la réduction de la vitesse automobile en l'absence de respect de la zone 30, une amélioration du stationnement résidentiel, "plus de passages pour piétons dans cette rue et aux entrées du parc".
La question d'une mise en sens unique de la rue a également été posée, offrant plus d'espace pour les trottoirs et les pistes cyclables, ou alors la conservation du double sens de circulation.
Autre proposition des résidents : l'enfouissement des réseaux secs et aériens "pour des raisons esthétiques" et une meilleure résistance aux phénomènes climatiques. Ils souhaitent que cela soit pris en compte pour le choix du revêtement des trottoirs et chaussées, rêvant de matériaux similaires à ceux utilisés dans l'Écusson.
Végétalisation et urbanisation en question
Les résidents aimeraient aussi imiter l'Écusson et Gambetta sur le plan de la végétalisation, demandant la possibilité de bénéficier du permis de végétaliser. Enfin, ils ont lancé un cri collectif : "Arrêtons d'urbaniser notre quartier. Ces dernières années, il a vécu une urbanisation galopante. Une nouvelle construction est prévue rue de Loye et un permis de construire pour 68 logements a été délivré rue Tour-de-l'Évêque sur une parcelle avec de magnifiques platanes."



