Nice : l'opposition presse Ciotti pour un dossier Anru 3
Opposition niçoise presse Ciotti pour Anru 3

Les conseillers municipaux d'opposition Anthony Borré et Philippe Pradal, accompagnés du conseiller départemental David Clarès, ont donné rendez-vous à la presse au pied des immeubles de Las Planas. Ce lieu a été choisi pour son caractère symbolique, car il est directement question de rénovation urbaine. Anthony Borré, ancien président de Côte d'Azur habitat et ancien premier adjoint de Christian Estrosi chargé du Logement, désormais dans l'opposition municipale, exhorte le maire de Nice, Éric Ciotti, à présenter la candidature de la Ville au troisième programme de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru 3).

Un vœu pour anticiper l'avenir

Anthony Borré annonce qu'il présentera un vœu en ce sens au prochain conseil municipal, le vendredi 5 juin 2026, au nom de son groupe Tous pour Nice, Union de la Droite et du Centre. Il précise qu'il ne s'agit pas d'un vœu de circonstance, mais d'un vœu d'anticipation proposant une ambition pour la rénovation urbaine. Selon lui, depuis l'élection de mars 2026, aucun plan sur aucune politique publique ne donne une vision du territoire à 2040. Or, un maire doit traiter de l'immédiateté mais aussi préparer l'avenir de la ville.

Les défis des quinze prochaines années

Ce dispositif a vocation à débloquer des crédits financiers étatiques pour réaliser des travaux d'urbanisme, dans l'idée que l'habitat joue un rôle fondamental dans la qualité de vie, au même titre que la mobilité, l'emploi, etc. L'élu d'opposition rappelle que la Ville a déjà bénéficié des deux précédents programmes à l'Ariane, aux Moulins, à Pasteur et dans l'Est niçois aux Liserons. En vingt ans, l'Anru a profondément transformé Nice. Le 23 avril dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le lancement du troisième programme national de renouvellement urbain. Celui-ci devra répondre aux grands défis des quinze prochaines années : logement, adaptation au changement climatique, sécurité, accès aux soins, développement économique et qualité de vie. Il est nécessaire de penser la rénovation urbaine sur le long terme. Les collectivités doivent préparer dès maintenant leurs dossiers.

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Des signaux locaux inquiétants

Si Anthony Borré ne préjuge pas du vote de ce vœu au conseil municipal, il voit tout de même des signaux locaux inquiétants. Au moment même où l'État annonce l'Anru 3, le conseil municipal du 24 avril 2026 a adopté une baisse de 1,3 million d'euros des crédits consacrés à la rénovation urbaine. Il considère que c'est une erreur. Après vingt ans de résultats, ce n'est pas le moment de ralentir mais de préparer la prochaine génération de projets. Il constate également depuis plusieurs années un retrait progressif du Département des Alpes-Maritimes des grandes politiques de logement et de rénovation urbaine. Les habitants des quartiers populaires ont droit à la même ambition que tous les autres habitants du département.

Des quartiers déjà identifiés

Philippe Pradal, président du groupe d'opposition, indique que leur groupe a déjà identifié des quartiers sur lesquels travailler : Las Planas, Saint-Roch Vieux et Saint-Roch Extension. Mais ils sont prêts à collaborer avec la majorité pour identifier d'autres secteurs.

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