L'architecte nîmois Simon Parrilla a proposé, le 30 juin 2026, de rouvrir le bassin central des Jardins de la Fontaine à la baignade, une idée qui a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux. Publiée sur Instagram, son image de synthèse montrant des baigneurs dans le nymphée a été vue plus de 110 000 fois en un jour et a généré des milliers de commentaires.
Une idée née sous la canicule
L'idée est venue à Simon Parrilla lors d'un footing en plein cœur de Nîmes, sous des températures caniculaires. « Avec ces chaleurs atroces, les majestueux Jardins de la Fontaine étaient déserts… Attaché au lieu, à ce poumon vert de la ville qui m’a vu naître et grandir, c’est là que je me suis dit : et si l’on s’y baignait à nouveau ? », raconte-t-il. L'architecte de 35 ans, désormais basé à Marseille, rappelle que le site était un lieu de baignade il y a deux mille ans. « Il y a deux mille ans, on venait ici pour se baigner. Puis, au fil des époques on s’est simplement contenté… de regarder l’eau », regrette-t-il.
Un buzz immédiat
Mercredi 30 juin, Simon Parrilla a partagé sur ses réseaux sociaux une image de synthèse du nymphée, le vaste bassin central des jardins, où des baigneurs barbotent dans une eau translucide. Le post a rapidement fait le buzz : plus de 110 000 vues en un jour et des milliers de commentaires, partagés entre enthousiasme et scepticisme. « Ma volonté, c’est simplement d’ouvrir le débat, et en aucun cas de faire la leçon aux décideurs ! », se défend l'architecte, qui se dit sollicité médiatiquement de toutes parts.
Redonner aux thermes leur vocation d'origine
Simon Parrilla considère que « redonner aux anciens thermes leur vocation d’origine : être un lieu de fraîcheur, de détente et de partage au cœur d’un patrimoine exceptionnel, irait dans le sens d’une architecture environnementale adaptée à l’évolution climatique ». Il insiste : « ma volonté c’est de donner matière à repenser la ville. Et en aucun cas d’expliquer comment faire à ceux qui la dirigent ».
Une mise au point historique
Bettina Celié, ancienne cheffe de projet ville d'art et d'histoire pour la ville de Nîmes, a réagi à la proposition. Elle précise : « Non, il n’y a jamais eu aux Jardins de baigneurs, ni même de termes ou de lavoirs. Loin d’avoir été un lieu de baignade, nous avions là durant l’antiquité un lieu exclusivement dédié au culte impérial ! ». Elle suggère toutefois de ne pas se focaliser sur l'histoire et d'envisager d'autres pistes pour soutenir la proposition de l'architecte.



