Municipales 2026 à Lunel : Les candidats dévoilent leurs projets pour redynamiser l'économie locale
Municipales 2026 à Lunel : projets pour l'économie locale

Un débat animé sur l'avenir économique de Lunel

Ce jeudi soir, au domaine Coste Moynier à Entre-Vignes, près de 200 personnes ont assisté à un débat politique organisé par le journal Midi Libre dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Les sept candidats déclarés étaient présents pour échanger sur les enjeux économiques de la ville, tandis que le maire sortant était absent, invoquant des obligations professionnelles.

Les candidats présents et leurs propositions

Animé par Olivier Marino, directeur de la rédaction, et Vincent Coste, reporter régional, ce débat de deux heures a permis aux candidats de développer leurs visions pour l'attractivité et le dynamisme économique de Lunel. Les participants étaient Paulette Gougeon ("Mon parti, c'est Lunel"), Stéphane Dalle ("Lunel au cœur"), Thierry Razigade ("Vivons Lunel"), Anthony Belin (rassemblement des droites "Lunel, c'est vous"), Lise Florès (Gauche et écologie citoyenne "Lunel Collectif"), Stéphane Muscat ("Envie de Lunel") et Bruno Gagne (LFI "Union populaire pour Lunel").

Des approches divergentes pour relancer l'économie

Anthony Belin a insisté sur la sécurité comme préalable au développement : "Il n'y a pas de développement sans sécurité". Le candidat souhaite "ramener de l'ordre avant d'accueillir de nouvelles familles et entreprises" et créer 1 000 emplois durant le mandat en attirant des entreprises utiles qui génèrent richesses et emplois.

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Stéphane Dalle, premier vice-président de l'Agglo, a défendu le bilan actuel : "La feuille de route était de redonner fierté aux Lunellois, elle a été tenue. Lunel est devenu plus forte". Il propose de créer un pôle dédié dans la mairie, d'établir une zone d'activité en sortie d'autoroute avec une dimension écologique, et d'améliorer l'accès aux parkings.

Critiques du bilan économique actuel

Lise Florès a contesté ce bilan optimiste en rappelant que "une personne sur 5 vit sous le seuil de pauvreté, avec un taux de chômage de 20 % et plus". Elle critique les zones économiques traditionnelles qui "créent de l'étalement urbain" et propose plutôt de développer les métiers d'avenir, notamment l'agriculture pour la souveraineté alimentaire, et une régie de services à la personne.

Bruno Gagne a également jugé le bilan "non satisfaisant" et promet "une rupture en augmentant le pouvoir d'achat grâce à la redynamisation du centre-ville et des emplois non délocalisables". Il envisage un passage en régie publique et la création de 12 comités de quartiers.

Infrastructures et développement territorial

Stéphane Muscat a souligné l'urgence de répondre aux attentes des jeunes Lunellois confrontés au chômage (18 %) et à la pauvreté (24 %). Il veut "créer enfin cette zone d'activité en sortie d'autoroute et moderniser le centre-ville", en exploitant les 6 000 m² disponibles à République et les 4 hectares à la Caserne Vauban.

Thierry Razigade mise sur les infrastructures avec "la création d'une salle multimodale de 1 500 places, modulable pour accueillir spectacles, artistes et congrès". Concernant le centre-ville et les zones d'activité, il estime qu'il faut d'abord terminer les projets en cours avant d'en lancer de nouveaux.

Un débat révélateur des enjeux locaux

Ce débat a mis en lumière les profondes divergences entre les candidats sur la manière de redynamiser l'économie lunelloise. Alors que certains privilégient la création de nouvelles zones d'activité et d'infrastructures, d'autres insistent sur le développement des métiers locaux et la lutte contre la pauvreté. Les électeurs devront trancher lors des élections municipales de mars 2026, avec l'objectif commun de faire de Lunel une ville plus attractive et prospère.

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