Pour la troisième année consécutive, un « Sport dating » s’est tenu ce mercredi 13 mai au Palais des sports de Bordeaux, permettant aux acteurs du milieu sportif de rencontrer des candidats en recherche d’emploi ou de formation. Organisé à l’initiative du Comité Régional olympique et sportif (Cros) de Nouvelle-Aquitaine, cet événement a attiré plusieurs dizaines d’instituts de formation, entreprises et clubs locaux.
Un rendez-vous pour les passionnés de sport
Les participants ont pu déposer leur CV et leur lettre de motivation tout en échangeant directement avec les recruteurs. « L’objectif de ce type de rencontre, c’est à la fois de proposer des offres aux personnes déjà formées, mais aussi de faire découvrir les métiers du sport et les formations qui permettent d’y accéder », explique Catherine Veyssy, vice-présidente du Cros. Souvent réduit à la pratique et à la compétition, le milieu sportif offre pourtant des perspectives d’emplois dans de nombreux domaines : administratif, comptable, communication, social, éducation…
Témoignages de candidats en reconversion
Hugo Antajan, étudiant de 23 ans, cherche à se reconvertir dans le sport après une formation dans l’audiovisuel. « Ça me suit depuis tout jeune, j’ai envie de me raccrocher à cette passion, mais je ne sais pas trop dans quoi me lancer », confie-t-il. Après quelques échanges, il envisage de s’orienter vers un BPJEPS MAPST, une formation générale pour obtenir « le socle de base ». De nombreuses structures proposent ce diplôme en un an, avec un accent sur l’apprentissage pour favoriser l’insertion professionnelle.
Stabilisation des candidatures et métiers en tension
Malgré l’engouement, la dynamique autour des métiers du sport ralentit. « On observe une stabilisation au niveau des candidatures. On a même des métiers qui sont en tension, comme les maîtres-nageurs. Beaucoup pensent encore qu’on ne peut pas en vivre, que ce sont juste des jobs d’été », précise Marie Devaud, directrice du CFA Sport Animation de Nouvelle-Aquitaine. S’ajoutent les baisses de subventions et un contexte économique général assez tendu.
Égalité hommes-femmes dans le sport
Sarah Genge, diplômée de l’école de commerce Amos l’année dernière, est venue en quête d’opportunités après une année en freelance dans l’événementiel sportif. « C’est une des filières les plus demandées, c’est compliqué de trouver autre chose que des alternances », assure la Bordelaise de 26 ans. Difficile aussi de se faire une place dans un milieu qui reste très masculin, même si des évolutions sont observées. « De plus en plus d’élèves veulent s’investir dans le sport féminin, c’est une très bonne chose », indique Jules Wauters, chargé de formation pour l’école de commerce ESG Sport. « Le mouvement sportif évolue. Les femmes sont déjà présentes dans les structures, mais trop souvent encore pour tenir la buvette ou laver les maillots », caricature Catherine Veyssy. « Il va falloir leur donner plus de place et nous sommes dans la bonne direction », conclut la vice-présidente du Cros.



