Alors que la rocade à l’est de la ville doit libérer les boulevards du trafic de transit, la municipalité doit repenser ce « corridor routier » qui ceinture le cœur de ville. Faire que les boulevards redeviennent « un lieu de vie et non un simple corridor routier » est l’un des objectifs de la déviation de Marmande. Celle-ci doit absorber une part importante des automobilistes et camionneurs qui traversent simplement la ville.
Selon une étude de trafic lancée en 2019, le trafic sur la déviation de Marmande doit atteindre 7 500 véhicules quotidiens, ce qui prévoit une nette baisse du niveau de trafic de transit dans le centre-ville. Ainsi, le projet routier s’accompagne d’une requalification de ce 1,4 kilomètre de route qui scinde la Cité de la tomate et l’irrigue. Le but est de réduire les nuisances et d’améliorer la sécurité autour de cette deux fois deux voies, limitée à 50 km/h et traversée par de nombreux passages piétons.
Repenser l’espace urbain
« Ma volonté est de lancer les travaux avant la fin du chantier de la rocade », prévue fin 2029, affirme le maire, Joël Hocquelet, qui précise que le chantier ne pourra pas se faire « d’un seul tenant ». Il faudra commencer par réaliser une nouvelle étude de circulation, précise l’élu, notamment pour préparer la réduction à deux fois une voie et l’intégration d’une piste cyclable à double sens.
Une sacrée révolution à venir, qui crée l’opportunité de repenser l’espace. « J’aimerais qu’on réaménage en premier la section entre la gare et la rue Charles-de-Gaulle », au niveau du square et de la place de la Couronne. Cette partie pourrait être réalisée avant la mise en service de la déviation, souligne l’élu.
Travaux souterrains préalables
Avant de s’attaquer à la surface, d’importants travaux de rénovation des égouts bâtis vont être réalisés sous le boulevard Méniel. « Il faut refaire le radier, socle sur lequel repose la voûte », détaille le président de Val de Garonne Agglomération. « Ces travaux se feront par l’intérieur, sans avoir à ouvrir la chaussée » et nécessiteront juste « d’élargir les regards pour faire passer des éléments du radier préconstruits ».
Sophie Borderie, présidente du Département, avait souligné lors d’une réunion publique d’information le 14 octobre 2020 l’importance de ce projet pour redonner vie aux boulevards.



