Plusieurs fois repoussé, le chantier de la déviation de Marmande sera lancé une fois toutes les autorisations obtenues, d'ici fin 2026-début 2027. Alors que cet horizon s'est à plusieurs reprises éloigné, le prolongement de la rocade à l'est de la Cité de la tomate n'est plus un mirage. L'axe routier de 2,8 kilomètres, inscrit dans les documents d'urbanisme depuis 1998, va venir parachever la déviation, dont le tronçon ouest avait été mis en service en 2010.
Un axe pour désengorger le centre-ville
Cette nouvelle voie permettra la jonction entre la RD 813 et la RD 933, sans passer par les boulevards qui irriguent le centre-ville. Ce flux de transit doit se déporter sur l'axe de deux fois une voie (longé par une piste cyclable), où sont attendus 7 500 véhicules par jour. En plus de « décongestionner » le cœur de la Cité de la tomate, les objectifs de la rocade sont de favoriser le développement économique de l'est de la ville et de « désenclaver » le Tonneinquais en facilitant l'accès à l'autoroute. Une piste cyclable sera aménagée le long de l'axe routier.
Calendrier et financement
Le dossier, adopté en commission permanente du Conseil départemental en février dernier, entre dans sa phase finale. Le chantier devrait débuter au premier trimestre 2027, une fois les dernières autorisations administratives obtenues. Cela devrait être le cas d'ici à la fin de l'année ou « au plus tard début 2027 », indique Bénédicte Laurens, directrice générale des infrastructures et des mobilités. Cela donnera le feu vert à la collectivité pour concrétiser l'ouverture des marchés publics.
« Toutes les études techniques ont été bouclées au début de l'année 2026 », détaille la directrice. Les dossiers réglementaires ont été confiés aux services de l'État début mars ; ils ont un délai de cinq mois pour les instruire. Une fois que cela sera fait, le préfet pourra ouvrir l'enquête publique. Celle-ci devrait se tenir à la rentrée de septembre pour une durée d'un mois, précise Bénédicte Laurens.
Le chantier débutera par des travaux préparatoires de SNCF Réseaux au niveau du passage à niveau rue Hélène-Boucher, qui va être supprimé pour que la rocade puisse enjamber la voie ferrée. Les travaux devraient se prolonger jusqu'à la fin 2029. Le tronçon de 2,8 kilomètres est émaillé de plusieurs ronds points, qui permettent de desservir la rue Charles-Gounod et la rue Mermoz. Seule la rue Saint-Exupéry sera coupée. La rue d'Escanteloup sera déviée pour passer sous l'ouvrage d'art qui franchira le rail.
Un coût de 36,5 millions d'euros
À l'embouchure de la rocade, à la hauteur du quartier du Cramat, secteur pavillonnaire où la crainte des nuisances a été régulièrement soulevée, des aménagements importants sont prévus. Les riverains pourront accéder au pâté de maisons via l'actuelle contre-allée de la rue Hélène-Boucher. Le prolongement de la rue Charlotte-Dortet permettra une insertion dans la rocade via l'avenue René-Cassin (D 299 vers Gontaud-de-Nogaret), qui emmène jusqu'au rond-point de la serre des Perrinots, où aboutit la déviation.
À mesure des reports, le coût de l'opération s'est alourdi. La facture globale, comprenant les acquisitions foncières, les études et les travaux, est chiffrée à « 30 millions hors taxes », précise la directrice des infrastructures et de la mobilité, soit 36,5 millions d'euros TTC. Le chantier, en lui-même, avoisine les 24 millions d'euros hors taxes.



