Conservatoire d'Alès : l'ex-directrice se défend après les fissures
Conservatoire d'Alès : l'ex-directrice se défend

Brigitte Billault, directrice du conservatoire Maurice-André d'Alès de 2010 à 2021, a réagi aux révélations sur les importantes fissures apparues en juillet 2026 sur l'édifice. Selon elle, malgré des travaux de modernisation antérieurs, des signes de fragilité étaient déjà visibles dès 2015. Elle insiste : « Nous avons tout mis en œuvre pour sécuriser les parties fragilisées. »

Des fissures liées à la sécheresse et à l'ancien canal

Les fissures, constatées cet été, sont dues aux fortes chaleurs et à la présence de l'ancien canal des moulins situé sous le bâtiment. Ce canal provoque des remontées d'humidité dans les piliers, fragilisant la structure. Dès 2015, un fragment d'enduit de l'auditorium avait révélé une première fissure, entraînant une surveillance accrue.

Brigitte Billault reconnaît que « de grands travaux n'ont pas été entrepris, c'est vrai », mais elle se défend d'avoir toujours été « vigilante et à l'écoute des services techniques ». Elle rappelle que les désordres ne sont pas apparus du jour au lendemain, mais résultent d'un processus long.

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Des conditions de travail dégradées dès 2006

Arrivée en 2006, Brigitte Billault décrit des « conditions de travail acceptables » à l'époque. Cependant, en prenant la direction en 2010, elle constate que malgré les travaux de modernisation, des « soucis » existent déjà. Les services techniques de la ville sont alertés, et le bâtiment est placé sous surveillance.

L'ancienne directrice affirme avoir tout fait pour isoler et assurer la sécurité, mais ces mesures n'ont pas suffi à empêcher l'apparition des fissures majeures. Aujourd'hui, des travaux de réparation sont engagés, alors que l'édifice présente des signes d'insalubrité et des risques pour la sécurité, notamment en période de fortes chaleurs.

Un bâtiment sous surveillance depuis des années

Selon Brigitte Billault, la situation actuelle résulte de décennies de négligence et de conditions climatiques extrêmes. Elle souligne que les remontées d'humidité dans les piliers sont un problème récurrent, connu des services techniques. Malgré ses alertes, les travaux d'envergure n'ont pas été réalisés, faute de moyens ou de priorité politique.

« Nous avons tout mis en œuvre pour sécuriser les parties fragilisées », martèle-t-elle, tout en admettant que des interventions plus lourdes auraient été nécessaires. Cette affaire soulève des questions sur la gestion du patrimoine public et la responsabilité des élus locaux.

Des travaux de réparation désormais inévitables

Les fissures apparues en juillet 2026 ont rendu les travaux de réparation urgents. Le conservatoire, qui accueille des centaines d'élèves, doit être sécurisé rapidement. Les services techniques de la ville d'Alès sont mobilisés, mais l'ampleur des dégâts nécessite des investissements conséquents.

Brigitte Billault, qui a dirigé l'établissement pendant onze ans, espère que les leçons seront tirées. « Il faut une vigilance constante et des moyens à la hauteur des enjeux », conclut-elle. La pianiste, qui a toujours eu à cœur la sécurité des usagers, reste confiante dans la capacité des autorités à résoudre ce problème.

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