La municipalité d'Antibes a officialisé l'acquisition de l'agence BG Immobilier, située au 1, place Guynemer, face à la Porte de France, lors du conseil municipal du vendredi 5 juin 2026. Cette décision stratégique, annoncée par le maire Jean Leonetti, vise à repenser l'entrée de la vieille ville à long terme.
Un achat stratégique pour 304 700 euros
Après plusieurs tractations, la Ville a obtenu les deux locaux commerciaux pour un montant de 304 700 euros, plus 15 000 euros de frais d'agence. Initialement, la commune avait activé son droit de préemption à 277 000 euros, mais le propriétaire en demandait 320 000. Une procédure de saisie du juge de l'expropriation a été évitée grâce à une réévaluation par France Domaine, permettant un compromis gagnant-gagnant selon l'adjointe au foncier, Anne-Marie Bousquet.
Un projet ambitieux pour l'entrée du vieil Antibes
Le maire Jean Leonetti voit dans cette acquisition un petit pas vers une transformation majeure : « On peut imaginer que l'ensemble se transforme et soit la véritable entrée de la vieille ville, en créant une continuité entre la place De-Gaulle et la rue de la République. » La Porte de France, vestige des fortifications du XIXe siècle, revêt une symbolique forte. Ce projet ne verra pas le jour durant le mandat actuel, mais il prépare l'avenir. La Ville a également engagé une réflexion sur la place Guynemer, avec des aménagements végétaux et des commerces, pour éviter une barrière entre le centre-ville haussmannien et la vieille ville.
Maîtrise foncière et vision urbaine
Jean Leonetti insiste sur l'importance de la maîtrise foncière pour un urbanisme cohérent. « Si on ne maîtrise pas le foncier, dans dix ans, on ne pourra pas réaménager complètement la place avec une vision globale », explique-t-il. Il n'exclut pas de détruire l'agence pour créer une immense place jouxtant De-Gaulle, mais reste prudent sur les contours du projet.
Rectificatif : recettes du musée Picasso
Par ailleurs, la Ville précise que les recettes du musée Picasso en 2025 s'élèvent à 2 millions d'euros pour 200 000 visiteurs, et non 400 000 euros comme indiqué précédemment.



