Le Secours populaire d'Antibes poursuit sa distribution de fournitures scolaires jusqu'au 15 août 2026, afin de soutenir environ 180 familles accompagnées. Déjà, plus de 60 cartables ont été remis, selon Arroussia Gendron, la médiatrice du centre. Cette initiative vise à alléger le budget des ménages les plus modestes, alors que le coût des fournitures pèse lourdement sur les finances familiales.
Une aide adaptée à tous les niveaux scolaires
L'association organise chaque année une grande collecte et une distribution de matériel scolaire, de la maternelle au lycée. Ainsi, les élèves de CP reçoivent des ardoises, tandis que les lycéens bénéficient de calculatrices scientifiques. Cette diversité permet de répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant, garantissant une rentrée dans la dignité.
Des bénéficiaires aux profils variés
Les bénéficiaires présentent des profils très divers. « Il y a beaucoup de familles monoparentales, mais aussi des personnes qui relèvent du droit commun et ne s'en sortent plus, sans pour autant toucher le RSA », explique Arroussia Gendron. L'association accompagne également des réfugiés ukrainiens, certains depuis le début du conflit en 2022, et d'autres qui continuent d'arriver.
Un couple de demandeurs d'asile moldaves, arrivé il y a deux mois à Sophia Antipolis, illustre cette diversité. Vasile et sa compagne perçoivent les aides de la CAF. La médiatrice leur demande une participation financière minimale : « On leur demande 2 euros par sac. C'est une contribution symbolique pour qu'ils n'aient pas le sentiment de recevoir de la charité brute. Payer un montant minime, c'est aussi une question de dignité. »
Un soulagement pour les familles
Lana, aide-soignante installée à Antibes depuis 12 ans, traverse de lourdes difficultés en raison de défauts de paiement de son employeur. « J'ai pris un colis pour ma fille de 15 ans au lycée et pour mon fils de 10 ans qui entre en 6ᵉ », confie-t-elle. Dans les sacs, on trouve stylos, cahiers, kits de géométrie et calculatrices. « C'est un vrai soulagement, car ce matériel représente un budget énorme », glisse celle qui souhaite préserver son anonymat.
Canicule et baisse des dons : des défis à relever
L'association doit également composer avec les fortes chaleurs. « La canicule freine les déplacements. Les familles souffrent de la chaleur dans des logements sans climatisation et avec des budgets à zéro euro, déplore la médiatrice. Sans cette aide, leurs enfants iraient à l'école les mains vides. »
À cela s'ajoute une baisse des dons matériels depuis la crise du Covid-19. Un appel d'urgence a permis de récolter 10 000 euros en une semaine, apportant un souffle vital à la structure. L'association salue enfin sa collaboration étroite avec la ville d'Antibes et le CCAS pour la mise à l'abri et l'accompagnement des plus vulnérables.



