Près de 7 500 personnes ont été victimes d'accidents de trottinettes électriques en France l'an dernier, selon un rapport de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) publié ce jeudi. Ce chiffre, en hausse de 12 % par rapport à 2024, inclut 32 décès, soit une augmentation de 8 % sur un an. Les blessés graves sont également en progression, avec 1 200 cas recensés.
Une hausse continue des accidents
Depuis 2020, le nombre de victimes d'accidents de trottinettes électriques a plus que doublé, passant de 3 200 à près de 7 500 en 2025. Les hommes représentent 70 % des victimes, et les 18-29 ans sont particulièrement touchés, constituant 45 % des blessés. Les accidents surviennent majoritairement en zone urbaine (85 % des cas), souvent aux intersections ou sur les trottoirs.
Des comportements à risque en cause
Selon l'ONISR, les principales causes d'accidents sont la conduite sans assurance (dans 30 % des cas), la vitesse excessive, le non-respect du code de la route et l'utilisation de trottinettes non conformes. « Il y a un vrai problème de régulation et de sensibilisation », a déclaré un porte-parole de l'observatoire. « Beaucoup d'utilisateurs ignorent qu'ils doivent être assurés et respecter les limitations de vitesse. »
Des mesures insuffisantes ?
Le gouvernement a mis en place plusieurs mesures ces dernières années, comme l'obligation du port du casque pour les mineurs et l'interdiction de rouler sur les trottoirs. Mais pour les associations de victimes, ces mesures restent insuffisantes. « Il faut davantage de contrôles et des sanctions plus dissuasives », estime une représentante de l'association Prévention Routière. « Chaque année, des centaines de personnes sont tuées ou blessées gravement à cause de ces engins. »
Un enjeu de sécurité publique
Face à cette hausse, l'ONISR recommande de renforcer la formation des utilisateurs, d'améliorer l'infrastructure cyclable et d'intensifier les campagnes de prévention. « La trottinette électrique est un mode de transport pratique et écologique, mais son usage doit être encadré pour protéger tous les usagers de la route », conclut le rapport.



