La mortalité sur les routes françaises a augmenté de 2,4% en 2025, avec 3.515 décès, selon les chiffres définitifs publiés vendredi par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Ce bilan fait état de 3.263 tués en France métropolitaine et de 252 sur les routes d'Outre-mer.
Un « choc » pour la ministre
La ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, a réagi dans un communiqué en qualifiant ce bilan de « choc ». Elle a souligné que de nombreux drames « sont encore causés par des comportements excessifs à risque » et a évoqué des vies « qui auraient pu être sauvées ». « Derrière chaque mort sur la route, il y a une famille brisée », a rappelé la ministre, qui refuse de « considérer ces décès comme une fatalité ».
Les principaux facteurs d'accidents
Les statistiques mettent en évidence que la vitesse excessive ou inadaptée constitue le premier facteur des accidents mortels en métropole, présente dans 29% des cas. Viennent ensuite l'alcool (21%), l'inattention (13%) et les stupéfiants (11%).
Les hommes, principales victimes et auteurs
Les hommes paient le plus lourd tribut et sont aussi les principaux auteurs de ces drames. Ils représentent 77% des tués et 83% des conducteurs présumés responsables d'accidents mortels sur le territoire métropolitain, un chiffre stable par rapport à 2024. « La route n'est pas un espace de transgression, c'est un espace de responsabilité collective », a martelé Marie-Pierre Vedrenne, appelant « à la conscience de chacun » à l'approche des grands départs estivaux.
Vulnérabilité des usagers
Le bilan souligne par ailleurs la vulnérabilité de certaines victimes. Parmi les 3.263 personnes décédées en métropole, 1.216 n'étaient pas responsables de l'accident. Plus de la moitié d'entre elles (53%) appartenaient à la catégorie des usagers vulnérables, qui regroupe les piétons, les cyclistes, les utilisateurs d'équipements de déplacement personnel motorisé et les deux-roues motorisés.
Situation aggravée en Outre-mer
Dans les territoires d'Outre-mer, la situation s'est également aggravée avec 252 décès enregistrés, soit une augmentation de 5% par rapport à 2024. Dans ces régions, la part des hommes parmi les responsables d'accidents mortels atteint 91%.



