Feu vert définitif du Parlement au projet de loi Ripost contre les rodéos et free parties
Parlement approuve définitivement le projet de loi Ripost

Adoption définitive du projet de loi Ripost

Le Parlement a définitivement approuvé ce mardi le projet de loi Ripost, un arsenal de mesures contre des phénomènes qui troublent l'ordre public, allant de la consommation de protoxyde d'azote aux rodéos urbains en passant par les free parties. Après l'adoption au Sénat en début d'après-midi, 351 députés ont voté pour contre 179 à l'Assemblée nationale. Le Rassemblement national a joint ses voix à celles du centre et de la droite pour faire passer le texte face à la gauche unie.

Réactions politiques contrastées

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a salué un texte qui fait « le choix de l'intransigeance avec la délinquance », « sans porter atteinte aux libertés publiques et à l'Etat de droit ». À l'inverse, la députée LFI Andrée Taurinya a dénoncé des mesures inspirées du programme du Rassemblement national, « sapant l'Etat de droit et les libertés fondamentales », avec un seul objectif, « cibler les jeunes, les populations précaires racisées, les gens du voyage »… Le RN Michaël Taverne a quant à lui fustigé la « gauche laxiste », puis le camp macroniste qui, avec ce texte « fourre-tout », « traite de sujets que vous avez ignorés alors que vous étiez en responsabilité » depuis dix ans.

Mesures non retenues

Lundi, députés et sénateurs se sont accordés lors d'une commission mixte paritaire réunissant sept élus de chaque chambre sur une version commune. Seule déconvenue pour le gouvernement : la suppression d'un article visant à renforcer les interdictions administratives de stade, en les étendant notamment à d'autres lieux de rassemblements et dans le temps. Le PS, LR et le RN ont voté pour la suppression. « Je le regrette car nous avions besoin de renforcer nos moyens d'action contre les chants homophobes et racistes dans les enceintes sportives », a déploré Laurent Nuñez. Une autre mesure n'a pas été retenue, qui avait été introduite à l'Assemblée via un amendement de Paul Midy (Renaissance), visant à expérimenter la vidéosurveillance algorithmique dans les commerces.

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