À l'approche de la saison estivale, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) organise ses Journées nationales les 27 et 28 juin prochains. Cet événement offre au public une occasion unique de rencontrer les bénévoles qui assurent la surveillance des plages françaises. Parmi eux, quatre sauveteurs varois témoignent de leur engagement.
Naomi, 21 ans, troisième saison au Croisic
Naomi, 21 ans, étudiante en licence STAPS, assurera la surveillance des plages du Croisic en Loire-Atlantique à partir du 1er juillet. Issue du Centre de formation et d'intervention (CFI) de la SNSM à Saint-Mandrier, elle se réjouit de reprendre son poste : « Le cadre de travail, la relation avec les gens, se sentir utile à d’autres personnes, c’est génial », confie-t-elle. Malgré son jeune âge, Naomi a déjà réalisé plusieurs sauvetages, dont une intervention en embarcation semi-rigide pour secourir un pratiquant de wing foil emporté au large, et une autre pour aider une jeune fille tétanisée par la peur des vagues.
Emmanuel, 40 ans, de retour à Sanary-sur-Mer
Emmanuel, qui fêtera ses 40 ans en août, reprend du service sur les plages de Sanary-sur-Mer après une interruption. Bien qu'il ne porte plus la tenue orange pour des raisons familiales, il reste un membre actif de la SNSM depuis 2005. Après avoir été ambulancier pendant 13 ans, il est désormais formateur au CFI de Saint-Mandrier. Il se souvient de sa première intervention en Loire-Atlantique : « On se demande si on va être à la hauteur et puis quand l’alerte est donnée on ne se pose plus de question. Ce jour-là, je suis intervenu, avec une bouée tube, pour un baigneur pris dans le courant. Avec l’adrénaline, je ne sentais pas le froid de l’eau. »
Jean, 26 ans, surveillant en parc aquatique
Jean, 26 ans, originaire de La Seyne-sur-Mer, ne sera pas sur les plages cet été mais travaillera comme surveillant de baignade et adjoint technique dans un parc aquatique régional. Poussé par sa mère, ce bon nageur a rapidement adhéré à l'esprit de la SNSM : « L’ambiance, l’envie de me rendre utile, ça m’a plu. » Il a transféré son dossier au CFI de Saint-Mandrier, où il bénévolement aide les formateurs, ce qui lui permet de « manipuler le matériel, de maintenir mes acquis. »
Laurianne, infirmière militaire et formatrice
Laurianne, infirmière militaire, considère la SNSM comme « une entreprise familiale ». Son conjoint est patron d'un semi-rigide des Sauveteurs en mer, et ses deux filles de 5 et 10 ans connaissent déjà les gestes de premiers secours. Formatrice de formateurs après six années d'engagement, elle a occupé divers rôles, notamment sauveteur nageur de bord. Son intervention la plus marquante : un accident de chasse sous-marine plage de la Vieille à Saint-Mandrier, où un chasseur avait été blessé par la flèche de son frère qui se débattait avec un poulpe. « Je suis toujours en contact avec eux », raconte-t-elle.
Des bénévoles hautement qualifiés
Les nageurs sauveteurs de la SNSM sont titulaires de plusieurs diplômes : le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, le certificat de surveillance et sauvetage aquatique littoral, les certificats de premiers secours en équipe de niveau 1 et 2, le permis côtier et le certificat restreint de radiotéléphoniste. Ces compétences leur permettent d'intervenir efficacement sur les plages françaises tout au long de la saison estivale.



