« La voiture n'est pas un jeu vidéo » : l'alerte d'une mère après la mort de son fils
« La voiture n'est pas un jeu vidéo » : l'alerte d'une mère

Elle ne peut retenir ses larmes en évoquant ce funeste 30 janvier 2026. Audrey Nakache, la mère de Samuel, passe devant un accident, à Neuville-sur-Oise (Val-d'Oise). « J'ai vu le camion du Samu escorté par des policiers à moto, et je me suis dit que c'était grave, se souvient-elle. La route était bloquée des deux côtés. J'ai eu un mauvais pressentiment. »

Élue municipale, elle prévient aussitôt le maire. Puis tente de joindre son fils Samuel, 17 ans, qui pratique le covoiturage avec un camarade, jeune majeur, entre Jouy-le-Moutier (Val-d'Oise) et leur CFA, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). C'est l'heure du retour.

Marquée par l'accident dans lequel son fils a trouvé la mort fin janvier, dans le Val-d'Oise, Audrey Nakache pousse un cri de colère pour sensibiliser les jeunes, premières victimes des routes selon la Sécurité routière. « La voiture n'est pas un jeu vidéo », lance-t-elle, déplorant la banalisation des comportements à risque chez les conducteurs novices.

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Samuel était un adolescent prometteur, apprenti dans un CFA. Chaque jour, il effectuait le trajet en covoiturage avec un ami plus âgé. Ce jour-là, le conducteur a perdu le contrôle du véhicule. Les secours n'ont rien pu faire pour Samuel. Sa mère veut aujourd'hui que son histoire serve de leçon.

« Les jeunes se croient invincibles, mais la route peut être impitoyable », insiste-t-elle. Elle appelle à renforcer la prévention dans les établissements scolaires et à multiplier les campagnes de sensibilisation. « Il faut que les parents parlent à leurs enfants, qu'ils leur montrent les conséquences réelles d'un excès de vitesse ou d'une distraction au volant. »

Selon les chiffres de la Sécurité routière, les 18-24 ans représentent une part disproportionnée des tués sur les routes. Le risque d'accident mortel est trois fois plus élevé chez les jeunes conducteurs. Audrey Nakache espère que le témoignage de sa douleur pourra éveiller les consciences.

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