Le gouvernement a annoncé, vendredi 24 juillet 2026, un nouveau plan de transfert de remboursements de soins vers les mutuelles, représentant 1,5 milliard d'euros d'ici 2028. Cette mesure, présentée par le ministre de la Santé, vise à réduire le déficit de la Sécurité sociale en déplaçant certaines dépenses vers les complémentaires santé.
Détails du transfert
Concrètement, les soins concernés incluent une partie des consultations chez les spécialistes, des médicaments non remboursés à 100 % et certains actes dentaires. Selon le ministère, cette réforme permettrait d'économiser 500 millions d'euros par an pour l'Assurance maladie à partir de 2027. Les mutuelles devront prendre en charge ces frais, ce qui entraînera une hausse moyenne des cotisations de 4 à 6 % pour les assurés, selon une estimation de la Mutualité Française.
Réactions des acteurs
La Mutualité Française a immédiatement réagi en dénonçant une « nouvelle taxe déguisée sur les complémentaires santé ». Son président, Éric Chenut, a déclaré : « Ces transferts successifs fragilisent le système solidaire et augmentent les inégalités d'accès aux soins. » Du côté du gouvernement, le ministre de la Santé a justifié la mesure en affirmant qu'elle « responsabilise les acteurs et permet de préserver le financement de la Sécurité sociale ».
Impact sur les assurés
Pour les assurés, cette réforme se traduira par une augmentation des cotisations mutuelles, qui pourrait atteindre 150 euros par an en moyenne pour un contrat individuel. Les retraités et les personnes aux revenus modestes seront particulièrement touchés, selon les associations de consommateurs. Une étude du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie estime que 10 % des ménages pourraient renoncer à une mutuelle en raison de la hausse des prix.
Contexte et perspectives
Ce transfert s'inscrit dans une série de mesures visant à réduire le déficit de la Sécurité sociale, qui devrait atteindre 15 milliards d'euros en 2026. Le gouvernement prévoit également d'autres réformes, comme la hausse de la franchise sur les médicaments et les consultations. Les mutuelles appellent à une concertation pour trouver des solutions alternatives, tandis que les syndicats dénoncent une privatisation rampante du système de santé.



