Le physicien Thierry Dauxois, reconnu pour ses travaux en physique non linéaire et en dynamique des systèmes complexes, a franchi une étape décisive dans sa candidature à la direction du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Le mercredi 3 juin 2026, il a reçu un avis favorable de la part du Parlement, une condition préalable à sa nomination officielle par le gouvernement.
Un parcours scientifique remarquable
Thierry Dauxois, actuellement directeur de recherche au CNRS et professeur à l'École normale supérieure de Lyon, est un spécialiste de la physique statistique hors équilibre. Ses recherches ont notamment porté sur la modélisation de la dynamique des systèmes complexes, avec des applications allant de la biologie à la climatologie. Il a également dirigé plusieurs laboratoires et a été impliqué dans la gestion de grands projets scientifiques européens.
Les étapes de la nomination
Après l'avis favorable du Parlement, le processus de nomination se poursuit avec la signature du décret par le président de la République, attendue dans les prochaines semaines. Thierry Dauxois succédera à Antoine Petit, qui a dirigé le CNRS depuis 2018. Le nouveau directeur aura pour mission de piloter la plus grande organisation de recherche fondamentale en Europe, avec un budget de plus de 3,5 milliards d'euros et 32 000 employés.
Les défis à relever
Le futur directeur du CNRS devra faire face à plusieurs défis majeurs : le renforcement de la recherche interdisciplinaire, l'attractivité des carrières scientifiques, et la participation aux grands programmes européens comme Horizon Europe. Il devra également naviguer dans un contexte de tensions budgétaires et de réformes structurelles. Thierry Dauxois a déjà esquissé ses priorités, mettant l'accent sur la simplification administrative et la promotion de la science ouverte.
La communauté scientifique a accueilli favorablement cette nomination, saluant la compétence et l'expérience de Thierry Dauxois. Plusieurs syndicats de chercheurs ont toutefois appelé à une vigilance accrue sur les conditions de travail et le financement de la recherche fondamentale.



