Alexandra Martin : Septembre en Or ne doit pas être qu'un symbole
Septembre en Or : l'appel d'Alexandra Martin

Alors que la France célèbre « Septembre en Or », mois international de sensibilisation aux cancers pédiatriques, la députée des Alpes-Maritimes Alexandra Martin (Nouvelle Energie) rappelle l'urgence d'agir au-delà du symbole. Dans une tribune libre publiée ce dimanche, l'élue détaille sa proposition de loi déposée en juillet 2026 pour mieux lutter contre ces maladies et soutenir les familles.

Un engagement parlementaire de longue date

Membre de la délégation aux droits des enfants, Alexandra Martin affirme avoir fait de leur protection une priorité. Elle évoque son action contre le harcèlement, la pédocriminalité, l'inceste et les cancers pédiatriques « par des textes, des commissions d'enquêtes et des amendements ». Après une proposition de résolution déposée en 2023 pour faire du cancer de l'enfant une Grande Cause nationale, elle a franchi une nouvelle étape en juillet 2026 avec une proposition de loi dédiée.

Chaque année, environ 2 300 enfants et adolescents sont atteints d'un cancer en France. Si plus de 80 % sont encore en vie cinq ans après leur diagnostic, les cancers restent la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d'un an. Environ deux tiers des enfants guéris souffrent ou souffriront de séquelles liées à la maladie ou aux traitements.

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Une réponse médicale mais aussi sociale

Pour la députée, la réponse face au cancer ne peut être uniquement médicale. Sa proposition de loi prévoit d'inscrire dans le Code de la santé publique un volet spécifiquement consacré aux cancers pédiatriques. L'objectif : soutenir une recherche dédiée et faciliter l'accès aux innovations et aux essais cliniques. Le texte prévoit également, lorsque cela est pertinent et sécurisé, de faciliter l'examen de traitements disponibles dans d'autres États membres de l'Union européenne.

« Les cancers de l'enfant ne sont pas ceux de l'adulte », souligne-t-elle. Troubles hormonaux, cardiaques, rénaux ou auditifs, difficultés cognitives ou psychologiques, infertilité peuvent accompagner certains enfants toute leur vie. « Guérir ne signifie pas toujours être définitivement épargné », insiste l'élue.

Un geste de solidarité pour les familles endeuillées

Pour les familles confrontées au décès de leur enfant, le texte prévoit le maintien d'une demi-part de quotient familial jusqu'au 31 décembre de l'année où l'enfant aurait atteint vingt et un ans. Alexandra Martin décrit ce dispositif comme « un geste de solidarité nationale face aux conséquences durables de ce deuil ». Elle déclinera cette proposition en amendements lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027.

« Déposer un texte ne suffit pas, il faut le faire aboutir », affirme-t-elle. La parlementaire appelle à une mobilisation qui ne soit pas saisonnière : « Un enfant ne tombe pas malade uniquement en septembre et les séquelles ne disparaissent pas lorsque les affiches sont retirées. »

Une mobilisation qui doit dépasser le mois de septembre

« Nous devons poursuivre la recherche, accélérer l'accès aux innovations, mieux accompagner les familles et améliorer la prise en charge des séquelles », écrit Alexandra Martin. Elle conclut en réaffirmant son engagement pour que chaque enfant, quel que soit son cancer, son lieu de résidence ou la situation de sa famille, puisse accéder aux meilleurs soins et à toutes les chances de guérison. « C'est une question de santé publique, de justice et surtout de protection de l'enfance. »

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