L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) adresse un courrier personnalisé aux femmes utilisant une contraception à base de désogestrel pour les informer d'un risque rare de méningiome, une tumeur des méninges. Cette initiative fait suite à l'étude EPI-PHARE qui a mis en évidence un risque qualifié de « très faible » chez les utilisatrices de ce progestatif pendant au moins un an.
Un progestatif largement prescrit
Le désogestrel est un progestatif qui inhibe l'ovulation. Il est généralement prescrit aux « femmes qui allaitent et à celles qui ne peuvent pas ou ne veulent pas utiliser d'œstrogènes », précise le Vidal. Plusieurs gammes de pilules contiennent ce progestatif, notamment Cerazette, Optimizette, Clareal, Varnoline, et sont répertoriées par le Vidal en ligne.
Les résultats de l'étude EPI-PHARE
L'étude EPI-PHARE, menée sur les contraceptifs à base de désogestrel, a révélé un risque « très faible » de méningiome chez les femmes l'utilisant pendant au moins un an. Ce risque n'est plus observé un an après l'arrêt du traitement. Ces résultats avaient déjà été communiqués aux professionnels de santé, qui ont été de nouveau informés par courrier de cette initiative auprès de leurs patientes.
Que faire en cas de symptômes ?
Recevoir ce courrier ne signifie pas qu'un méningiome a été diagnostiqué ou suspecté, ni qu'une consultation est nécessaire en urgence. En revanche, l'ANSM indique que des symptômes évocateurs, tels que des maux de tête persistants, des troubles de la vision, du langage ou de l'équilibre, une faiblesse musculaire, des troubles de la mémoire ou l'apparition ou l'aggravation d'une épilepsie, doivent conduire à consulter rapidement.
Ne pas arrêter sa contraception sans avis médical
L'ANSM recommande de ne pas arrêter une contraception sans avis médical, car cela peut entraîner un risque de grossesse non désirée. Les femmes concernées sont invitées à discuter de ce risque avec leur médecin pour évaluer les options contraceptives.



