Le lycée Jacques-Prévert à Saint-Christol-lez-Alès (Gard) a suspendu ses cours mardi en raison d'une chaleur insoutenable, avec des températures atteignant 35 degrés dans certaines salles. Cette décision, prise par le proviseur Olivier Cros-Mouret, a mis en lumière les faiblesses structurelles du bâtiment, pourtant inauguré en 2009. Une réflexion sur l'adaptation aux futures vagues de chaleur est actuellement en cours.
Des températures extrêmes dans les salles de classe
Cette semaine, la chaleur a été particulièrement intense, poussant le proviseur à interrompre les cours. Dans certaines salles, notamment celles exposées au sud, la température est rapidement devenue difficilement supportable. « On s'est retrouvé à 30, 35 degrés dans les classes. C'était insoutenable », témoigne Mattéo Sandrin, enseignant et représentant des personnels FSU.
Face à cette situation, la question de maintenir les cours dans certaines salles s'est posée. Une solution ponctuelle a été trouvée : « descendre les élèves dans la cour », pour profiter d'un peu d'air. Cependant, pour les enseignants, cet épisode a surtout remis en lumière les difficultés du bâtiment.
Un problème structurel pointé du doigt
Les problèmes identifiés incluent des murs insuffisamment isolés, des fenêtres peu adaptées, un manque d'îlot de fraîcheur et une cour minéralisée. « Le problème est structurel, à la base », estime l'enseignant, en parlant du bâtiment pourtant assez récent. Les classes situées du côté le plus exposé ne disposent ni de climatisation ni de ventilateur.
Pour le proviseur Olivier Cros-Mouret, l'épisode n'a toutefois pas été pris à la légère. « C'était un cas de sécurité », affirme-t-il, alors que l'établissement devait composer avec des conditions de température inhabituelles.
Des solutions limitées à court terme
Reste la question de la capacité à agir rapidement. Modifier les horaires de cours aurait pu permettre d'éviter les heures les plus chaudes, mais une telle décision ne relève pas simplement du lycée. « Commencer plus tôt, finir plus tard… Ce n'est pas si simple », détaille Olivier Cros-Mouret. Cela implique de revoir toute la sécurité et le réseau de transports en bus, en plus de ne pouvoir être décidé qu'à l'échelon régional voire national.
La direction assure donc privilégier une réponse sur le long terme. « On travaille à l'adaptation du côté sud », explique le proviseur, qui évoque un « gros investissement ». L'objectif est notamment d'améliorer les conditions dans cette partie particulièrement exposée du lycée.
Une réflexion globale nécessaire
Pour les enseignants, ces épisodes montrent qu'une réflexion plus globale est nécessaire. Le représentant FSU appelle ainsi à « revoir le système », alors que les fortes chaleurs pourraient devenir plus fréquentes dans les prochaines années.



