Pour la première fois aux Pays-Bas, des médecins ont pratiqué l'euthanasie sur un enfant gravement malade âgé de moins de 12 ans. Le pays a légalisé l'euthanasie il y a plus de vingt ans, devenant le premier de l'Union européenne à le faire. En 2024, la réglementation a été élargie pour autoriser la pratique sur les mineurs de 1 à 12 ans atteints de maladies incurables et souffrant de douleurs insupportables, selon Le Figaro.
Détails de l'affaire et confidentialité
Le gouvernement néerlandais n'a pas divulgué l'identité de l'enfant, ni son âge précis, son sexe, sa pathologie, l'établissement où l'euthanasie a eu lieu, ou sa situation familiale, rapporte le quotidien. Cette confidentialité vise à protéger la vie privée de la famille.
Règles strictes pour les mineurs
Contrairement aux adultes, la procédure d'euthanasie pour un mineur ne repose pas sur une demande autonome du patient, note La Dépêche du Midi. En raison de leur âge, les enfants ne peuvent pas comprendre et exprimer une volonté comme un adulte. Ainsi, les parents et les médecins doivent donner leur consentement, lorsqu'aucune alternative pour soulager les souffrances n'existe. Les règles sont strictes : lors de l'adoption du texte, le gouvernement avait précisé que la procédure concernerait uniquement un petit groupe de cinq à dix enfants de moins de 12 ans par an, pour lesquels les soins palliatifs ne suffisent pas.
Contexte historique de l'euthanasie infantile aux Pays-Bas
En 2014, les Pays-Bas ont été le premier pays à autoriser l'euthanasie pour les enfants de plus de douze ans capables de discernement, ainsi que pour les bébés de moins d'un an, sous certaines conditions et avec autorisation parentale. L'élargissement de 2024 comble une lacune pour la tranche d'âge de 1 à 12 ans.
Statistiques récentes sur l'euthanasie
Selon les Comités régionaux d'examen de l'euthanasie, en 2025, le nombre total de signalements de cas d'euthanasie était de 10 341, soit une augmentation de 3,1 % par rapport à 2024. En revanche, le nombre de cas d'euthanasie pour cause de maladie mentale signalés en 2025 a diminué de près de 21 % par rapport à l'année précédente.
Impact et réactions
Cette première application de la loi élargie suscite des débats éthiques. Les partisans soulignent qu'elle permet de mettre fin aux souffrances intolérables d'enfants incurables, tandis que les opposants s'inquiètent des risques de dérive. Le gouvernement néerlandais maintient que les critères stricts et le consentement parental garantissent une pratique encadrée.



