Depuis mercredi, les étudiants disposent d'un numéro unique, gratuit et confidentiel, le 3040, pour joindre des psychologues, des éducateurs spécialisés et des juristes. Ce nouveau service, annoncé jeudi par le ministère de l'Enseignement supérieur, vise à simplifier l'accès aux dispositifs de soutien existants. Selon le ministère, « la simplification du numéro d'appel » offre aux étudiants « un point d'entrée unique immédiatement identifiable, gage d'une orientation plus rapide vers les soins ».
Pilotage et fonctionnement du service
Le service est piloté par la Coordination nationale d'aide aux étudiants (Cnaé). En soirée, le relais est assuré par Nightline, une ligne d'écoute où interviennent des « étudiants formés à l'écoute entre pairs ». Cette organisation permet une disponibilité étendue pour répondre aux besoins des étudiants.
Un site national attendu à l'automne
Le gouvernement ne compte pas s'arrêter à cette ligne téléphonique. Un portail national consacré à la santé mentale étudiante doit voir le jour en octobre. Il regroupera les différents dispositifs d'accompagnement existants et proposera un questionnaire destiné à orienter les étudiants vers les ressources les plus adaptées à leur situation. Le site mettra aussi à disposition « une banque de contenus fiables validés par un comité d'experts ». Pour le ministère, « cet outil vise à faire mieux connaître à chacun ses droits et les accompagnements existants, et à lever les freins qui retardent trop souvent la demande d'aide ».
Une situation toujours préoccupante
La mise en place de ces nouveaux dispositifs intervient dans un contexte alarmant. D'après une étude réalisée en 2024 par l'Observatoire de la vie étudiante, 16 % des étudiants ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours de l'année précédente. Dans près de six cas sur dix, ces difficultés étaient liées à la scolarité ou aux études.
Dispositifs existants et évolution
Pour accompagner les jeunes concernés, le dispositif Santé Psy Étudiant permet actuellement aux étudiants disposant d'une complémentaire santé de bénéficier de douze séances chez un psychologue. Lancé en 2021 à la suite de la crise sanitaire du Covid-19, il sera remplacé à partir d'octobre par Mon Soutien Psy, accessible sans avance de frais. Les deux dispositifs ne pourront pas être cumulés, a précisé le ministère à l'AFP. L'objectif affiché reste toutefois le même : permettre aux étudiants de consulter plus facilement lorsqu'ils traversent une période difficile. En cinq ans, Santé Psy Étudiant a permis à près de 120 000 étudiants de bénéficier d'environ 650 000 consultations.



