Un nouveau lieu de vie dédié aux personnes autistes va ouvrir à Nice. Porté par l'association « Le Silence des Justes », un nouveau dispositif résidentiel va accueillir six adultes présentant des troubles du spectre autistique. L'objectif est de proposer un accompagnement global dans des lieux de vie à taille humaine, intégrés à la ville et centrés sur l'autonomie et l'inclusion.
Deux villas de l'avenue des Orangers
Deux villas discrètes de l'avenue des Orangers, à Nice, s'apprêtent à écrire une nouvelle page de la solidarité niçoise. Réunies dans un même projet porté par l'association Le Silence des Justes – Ohaleï Yaacov, ces habitats accueilleront bientôt une unité résidentielle innovante destinée à des personnes présentant des troubles du spectre autistique (TSA). Ce projet s'inscrit dans la démarche de la Ville de Nice et du Centre communal d'action sociale (CCAS) visant à développer des solutions d'accompagnement plus inclusives. La présentation des deux maisonnettes s'est faite le 12 juin 2026 en présence du maire de Nice, Éric Ciotti.
« La question n'est pas de savoir quoi faire, mais comment le faire »
Étienne Pot, délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, a souligné la qualité de l'accompagnement proposé par l'association présidée par Stéphane Benhamou. « Aujourd'hui, on accompagne près de 500 personnes entre les dispositifs internes et externes », indique le président de la structure. Cette dernière gère « plus d'une cinquantaine de structures et de dispositifs », allant de l'enfance à l'âge adulte. Avant de valider ce nouveau modèle d'habitat inclusif à Nice, les méthodes de travail et les formations dispensées aux équipes ont été examinées de près. « Tout le monde sait qu'il faut accompagner les personnes autistes. La question, c'est comment on le fait », résume Étienne Pot.
Un accompagnement global
Les six futurs résidents seront accueillis dans deux bâtisses aménagées comme de véritables lieux de vie. Chaque adulte disposera de sa propre chambre et d'un espace privatif, tandis que des espaces communs seront également à leur disposition. Concernant les unités résidentielles pour adultes autistes, Stéphane Benhamou reconnaît un modèle encore en construction. « Ce sont des dispositifs qui se développent progressivement en France. L'enjeu, c'est d'avoir des lieux adaptés, avec des équipes formées et des projets de vie individualisés », explique-t-il. Pour le président de cette association, l'enjeu dépasse largement la notion d'hébergement. « On n'est pas seulement sur un lieu de vie, mais sur un accompagnement global, éducatif, médical et social, adapté à chaque personne ».



